Effeuille mes rêves

Ma raison déchirée

J’ai vraiment très peur de l’avenir.

Je deviens une vraie loque. Je ne voulais pas aller en cours cette après-midi non plus mais Cathel m’a gentiment motivée. Ce soir par contre je rentre chez moi.

J’en peux plus. J’ai l’impression que je m’effrite de l’intérieur. Je sais les mots que l’on m’a dit, je me rappelle timidement des conseils, et tout, mais… Je n’y peux rien. Je ne crois pas que ça soit une histoire de volonté.

Je sais que j’ai dit que je voulais continuer mes études… Mais je n’arrive pas à m’accrocher à cette décision. C’était la plus raisonnable mais je ne parviens pas à fixer mes pensées là-dessus. Je n’arrive pas à bosser l’exam de la semaine prochaine. Je n’y arrive pas…

Alors j’essaie de me concentrer sur mon rêve de cette nuit. Il était super. Il y avait une part où je devais dominer mes peurs ; je n’y arrivais pas mais j’avais trouvé la personne qui me donnait le courage d’y arriver. C’était tellement génial. Je sens au fond de moi que toute seule je ne peux pas...
Mais malgré tout ce qu’on me dit, il y a une voix en moi qui me dit que mes amis vont être saoulés au bout d’un moment, et que tout soutien qui ne vient pas de ma famille disparaîtra. Même ici sur JI. Je vais saouler et être abandonnée. Ma solution du coup c’était de ne plus en parler, mais ça fait deux jours que je m’en remets à Cathel parce que je n’en peux plus IRL et ici je bombarde le site d’écrits parce que c’est le seul moyen d’aligner deux pensées cohérentes…

J’m’en veux trop d’être comme ça. Je sais que je ne devrais pas, mais je m’en veux de ne pas avoir le courage de lâcher les études, de me soigner réellement, et ensuite de reprendre ma vie de toute reprendre à zéro même si à l’heure actuelle je ne peux pas savoir vers où cela me conduira. Lâcher la pression et faire confiance à la vie. Partir du principe qu’elle me dira en temps voulu où je devrai aller. C’est la crise et tout alors j’ai peur de renoncer à tout ce que j’ai. Dans ma tête, c’était déjà la crise bien avant qu’elle n’arrive.

J’ai pas la force pour cette aprèm… S’il n’y avait que moi, les profs, et les rares personnes qui sont au courant ça irait. Mais croiser le regard des autres, je ne sais pas si je pourrai sans m’effondrer en larmes. J’ai l’impression que je suis fluorescente de douleur et que personne ne peut ne pas le voir. Vulnérable.

Non allez je vais être forte et je vais y aller quand même !

La tête haute.

Et ce soir je rentre chez moi. Je pourrais réellement me reposer s’il n’y avait pas cette saloperie d’exam. Mais je ne peux pas. Alors je vais devoir m’accrocher. Comme d’habitude. M’accrocher même si mes mains sont en sang et que je glisse sur les prises déjà bien poisseuses.

J’espère qu’au moins tout ça finira un jour. Un jour PROCHAIN j’entends. Je ne vois pas comment. J’espère que le psychiatre pourra m’aider… Je n’en peux plus… Je vous en prie, faites qu’il y ait quelque chose au-dessus de nous qui régisse tout ça et qui m’entende et qui me donne la paix… Je ne sais pas ce que je dois faire… Tout fait trop mal.

Non. La tête haute j’ai dit. Mais des larmes plein les yeux, ça c’est inévitable.