Effeuille mes rêves

Ma vie à dos d'éléphant

J’hésitais à venir écrire ici sachant que je vais bafouer la règle numéro un sur JI*.

Ne pas attendre de retour/réponse à ce qui est publié.

Les lecteurs ne me doivent rien, et j’en ai conscience : c’est un journal intime avant tout. Mais ce dimanche de fin de vacances est terrible, je suis pétrifiée de peur. J’aimerais un signe de la vie (oui, encore ces conneries), un conseil d’ange, un truc inspirant pour arriver à relever la tête et à trouver l’énergie de venir à bout de ce planning de travail monstrueux que je me suis fait.

Pour tenter de réussir mes exams. Abominablement proches et denses. Et l’école qui me surcharge de travail… Ils nous suppriment même les pauses déjeuners certains jours. D’autres, ils rallongent les horaires de fin de cours. Comme ça, sur un coup de tête.

J’ai l’impression de passer ma vie à réviser, sérieusement. Alors que je ne travaille pas 24h/24 en fait, loin de là. Mais j’ai la tête toujours pleine de toutes mes lacunes - pro, scolaires, et perso.

J’ai la sensation d’être un échec sur pattes. La vie me semble sans saveur. Et alors dans ces moments-là, je me rappelle que c’est la maladie qui parle. Mais elle parle depuis plus de dix ans… Alors n’est-elle pas la chose la plus réelle qui soit dans ma vie ?

J’essaie pourtant de ne pas me laisser ronger par elle. Parce que si je devais être à l’extérieur ce que je suis à l’intérieur… On me fuirait comme la peste. Je serais ennuyeuse et déprimante à mourir.
Et puis ça me plait la joie. Vraiment ! C’est autour d’elle que je veux me construire, pas autour de la tristesse ou de la dépression en général. J’essaie tous les matins de voir le bon côté des choses, d’affronter les problèmes mais de ne pas les laisser prendre toute la place…

Cependant, ça fait BEAUCOUP à encaisser depuis tout ce temps.

Et le dimanche, va savoir pourquoi, tout rejailli à la surface.

Ce n’est pas d’un conseil dont j’ai besoin, en réalité, je le sais, c’est un miracle que je veux. Mais il n’est pas venu à mon secours auparavant et il ne viendra pas maintenant non plus. Faut vivre, créer ses rêves, mais ne pas se perdre dans l’impossible. Et ça me saoule.

On va faire un jeu, Journal !

Je vais lancer une musique au hasard dans ma playlist, et la première qui sortira sera mon credo pour les jours à venir. Le conseil sur lequel m’appuyer pour rebondir.
Ce sera l’occasion de prouver que j’écoute des trucs bien chelous et/ou pourris.

Et le résultat eeeeeest…

Ouhhhhhh là ! Oh mon Dieu. Pourquoi.

J’ai creusé ma tombe toute seule là… Mais allez, j’ai dit alors je fais.

La chanson de l’horloge, d’Émilie Jolie.

Bon allez on s’y met. De quoi ça parle ? "Valsent les heures et les secondes". HUM. Bon. La suite ? "C’est pour vous en faire gagner plus que je vous ai pris quelques instants". Sérieux ? SÉRIEUX ? LE THÈME C’EST LE TEMPS ? !

Après tout ce que j’ai écrit sur le temps qui se fout de ma trougne…

Bon, c’est débile et je m’énerve pour rien en plus. C’est quoi la suivante ?

"Faites plaaaaaaaace au Prince Aliiiiiiii !".

C’est mieux ça déjà ! De la joie, y’en a plein dans cette chanson. J’adore le Génie en plus.

Ok, là je suis contente. Bon demain je vais en cours sur le dos d’un éléphant !! !

Parce que c’est bien ça hein la "leçon", le credo à retenir ?

J’me sens un peu mieux. Je la chanterai sous la douche demain (je vais me laisser un post-it dans la salle de bain). Là je vais aller prendre tous mes cachets pour dormir tôt parce que j’ai avancé l’alarme de mon réveil pour avoir le temps chaque matin de relire un bout de mes notes.

Ah et un dernier détail insignifiant : j’ai un truc bizarre sur la dent. Je me lave les dents entre trois et six fois par jour alors je prie pour que ça ne soit pas une carie !
C’est dans un coin vachement reculé de ma bouche en plus, c’est super traître comme endroit. Le genre inaccessible avec une brosse à dents sans s’arracher les gencives.

Bon allez, j’y vais parce que là ça devient n’importe quoi.

                          *Ne jamais parler de JI...* Ok ok c’était nul comme blague.