Effeuille mes rêves

Mariage

Je reviens sur mon dernier écrit… J’ai appris un truc qui m’a fait de la peine.

Les cambrioleurs. Ils ont pris les alliances de mes parents aussi.

Ils sont divorcés depuis longtemps et sont heureux aujourd’hui. Moi et mon frère on le vit extrêmement bien. Mais ça fait partie de leur passé, et c’est important quand même.

Y’avait la date de leur mariage gravée dessus.

Je préfère pas trop y penser parce que… bon voilà je veux pas dramatiser les choses non plus. Y’a plein d’autres trucs plus ou moins sentimentaux qui nous aurait fait mal et/ou vraiment emmerdé s’ils les avaient volés donc on a de la chance dans notre malheur comme "on" dit.

Mais les alliances de mariage wow même à moi qui suis pas trop dans le délire robe de princesse blanche et super fête avec toute la famille ben ça me fait quelque chose.

Ça me choque pour tout dire.

Tout ce qui a trait de loin au mariage, de mes parents mais aussi du mien éventuel, je le refoule. Depuis très longtemps. Quand on me parle de mariage, je souris et partage la joie quand c’est pour les autres mais je ne m’investis pas dans l’image. Je suis contente pour eux parce que pour moi c’est quelque chose de sacré, une union privilégiée (même si j’ai conscience que le divorce existe aussi, ça ne change rien à mon idée). C’est un acte d’amour pur et éternel - quand il n’y a pas de séparation, mais quand on me parle de mariage je ne pense pas à divorce, et réciproquement.
Quand on me parle de mariage… Je hausse les épaules quand c’est pour mes parents ; et je fais semblant d’acquiescer quand on parle de moi alors qu’au fond je sais que je ne me marierai jamais.
Je ne veux pas me complaindre inutilement, c’est juste que je suis convaincue depuis longtemps que je ne rencontrerai jamais un homme qui me supportera aussi longtemps que toute une vie et qui m’aimera au point de m'épouser. Parce que comme j’ai tenté maladroitement de l’expliquer c’est à mes yeux quelque chose de sacré. On ne peut pas mentir avec ça. Je ne peux pas mentir avec mes sentiments (j’parle de sentiments vrais envers quelqu’un, le premier qui me parle de Jareth et de mes élucubrations imaginaires nées de ma frustration à exister je le tape).
Donc voilà, c’est comme ça, je pense que je n’y ai pas droit. Et aux gens qui ont tenté cinq minutes de me faire changer d’avis parce qu’une femme qui ne pense pas au mariage et à faire des enfants ça a l’air bizarre donc dangereux j’ai répondu vaguement ce qu’ils voulaient entendre mais on ne peut pas me faire changer d’avis. "Mais si, tu changeras d’avis quand tu trouveras quelqu’un qui t’aime vraiment". Non, tu n’as pas compris. Ça n’est juste pas possible, pas prévu. Ce n’est pas grave hein c’est comme ça ! Je ne me plains pas mais j’énonce directement ce que je pense. Je rencontrerai peut-être certes quelqu’un qui m’aime et que j’aime un jour, je l’espère vraiment (et c’est pour ça que je ne me jette pas dans les bras du premier venu), mais l’étape du mariage c’est quelque chose au-delà ce ça encore. C’est pour ça que c’est si précieux une union qui dure, qui vit.

Bref, je ne dirai rien à mon père ni à mon frère pour les alliances. Ça reste entre ma mère et moi. Ça leur ferait un choc plus puissant je crois… Ma mère déjà commence à réaliser et à pas être bien.

Je l’écris ici parce que je veux que ça soit dit. Que ça reste. Qu’il y ait une trace quelque part dans l’univers.

Un jour, tout le mal que vous avez fait vous sera rendu. Au centuple. Ne croyez pas que j’écris ces mots en l’air, je sais ce que je dis. Je pense plus clairement que ce qu’il est possible de lire, et que vous soyez coupables mais à des années-lumières de lire ces phrases m’importe peu. C’est une loi incisive. Vous allez souffrir, je vous le garantis. Et c’est quelqu’un de plutôt pacifique qui parle.