Effeuille mes rêves

Me faire signe

Ooooooooh mais cette journée était abominable !
Et elle clôture une semaine qui l’était plus ou moins tout autant.

Voici ce que j’ai écrit à midi quand je suis rentrée chez moi (il n’y avait plus Internet) :

M’a trop gavée cette matinée.

J’la sens pas Ivy. On oublie ce que j’ai écrit l’autre fois, on oublie ce qu’elle a fait, ça n’a pas d’importance ici. Tout le monde a droit à une seconde chance.

Mais même : j’ai l’intuition que je vais avoir des soucis si je continue à traîner avec elle.

Et ça me fait ch!er.

J’vois pas pourquoi la vie s’entête à m’amener vers des gens avec qui ça le fait pas...
Et si ça n’était que ça ! Ce sont toujours des gens qui me pompent mon énergie et qui au bout d’un moment me pompent ma vie. Des gens surnégatifs. C’est vraiment un truc de dingue.
J’exagère rien du tout. Ils me laissent vide et sans rien à l’intérieur, ça se finit toujours très mal et je sors d’une p.tain de dépression, je commence enfin à comprendre ce que vivre signifie, et j’ai pas besoin de ces putains de bordel d’épreuves à la con pour me faire replonger ! ! Non mais sérieux là. Excusez ma vulgarité, mais y’a un moment où faut laisser vivre les humains en paix et arrêter de vouloir à tout prix casser le bonheur qu’ils essaient de toutes leurs forces de construire.

Bah ça y est, du coup je pleure.

Je suis dégoûtée.

Je me suis battue si fort pour m’en sortir et là nouvelle claque dans la gueule.
Comme à chaque fois que je réunis un peu d’espoir.
J’vais m’effondrer à nouveau.
Déjà que je supporte difficilement la présence de Jareth en cours, SAVOIR comme ça à l’avance que je vais me planter à cause de cette espèce de malédiction qui me poursuit depuis le collège, ça me désespère.

Pour en revenir à cette histoire, je rappelle donc qu’il y a eu Paula (qui m’a foutue dans un état indescriptible à l’époque) au lycée mais y’en a eu plein d’autres aussi des gens qui m’ont mise minable.

Pourquoi tant d’acharnement ? ? Pourquoi ? Je suis vraiment vénère. Je le suis rarement mais alors là j’en peux plus. J’ai l’impression d’être punie en fait.
Mais qu’est-ce que j’ai fait de mal ? ?
C’est quoi la leçon que je suis censée apprendre ?????????
En plus, ce sont toujours des situations où je ne peux pas m’éloigner. Ivy, je vais travailler avec elle jusqu’à la fin de mes études. J’peux pas donner de détails sur ce que je fais ou comment ça se passe, mais croyez-moi. C’est l’enfer.

Il faut que j’y retourne… Je suis dépitée. A quoi bon ? Je vais redéprimer je vais repartir en dépression je vais me retuer d’une manière ou d’une autre… Pourquoi ? Pour distraire des autorités célestes quelconques ? Des extraterrestres pendant qu’on y est ?

J’en sais rien, je sais plus.

Ce qui me rend dingue aussi c’est de constater que pas grand-chose n’a changé depuis l’an dernier.
Les émotions sont moins violentes mais les pensées sont toujours là. Et j’me demande si elles partiront un jour.

Mes peurs reprennent le dessus et mes rêves me trahissent… ils se réalisent chez les autres mais jamais pour moi.
Moi il faut que je trime pour essayer d’être heureuse (j’ai même pas réussi jusqu’à présent), il faut que je me batte parce que je n’ai aucune facilité, et il faut toujours que je sois punie pour un crime-mystère dont je n’ai pas à ce jour découvert la nature.

Et les rêves, les récompenses, les bonheurs, ça reste réservé aux autres. Toujours.

Mais je suis désolée de me plaindre mais comment voulez-vous vivre une fois cette constatation posée ?? ?

J’arrête pas de pleurer. Je vais prendre du Lexomil avec moi, en emmener en cours.
Ça m’empêchera de péter un câble.

> Fin de la retranscrition de ce qui a été rédigé ce matin <

BON.

Et ensuite y’a eu le cours de l’après-midi. Une catastrophe.

J’ai pas pris de Lexomil, j’ai tout refoulé, et franchement ça a été ma plus grosse connerie de l’année.

Les choses ont empirées jusqu’à devenir ingérables. J’ai fait une crise d’angoisse en plein cours. C’était horrible. Mais vraiment horrible. J’aimerais tout détailler mais ça me gêne… ça m’énerve d’écrire ça mais je crois que seul quelqu’un qui a vécu le genre de psychotage dont je suis l’esclave peut comprendre. J’critique pas les autres. Mais c’est en parlant avec Cathel et Vaea que je me suis faite cette réflexion.

Bref. Tout s’est emballé à partir de midi en fait.

Cathel et Vaea ont eu des p’tits problèmes et m’ont sautée dessus pour m’en parler (ça sert à ça les amies, hein, je suis contente qu’elles se confient à moi mais c’est dans le contexte que ça m’a pas aidée quoi), l’attitude d’Ivy a été exécrable, Cathel m’a grillée devant Jareth (d’un côté j’me suis dit que ça serait mieux qu’il sache enfin… sauf que c’est d’un individu masculin dont nous parlons et qu’il n’a visiblement pas tilté puisque pendant que je tremblais et songeais à mourir de honte sur place, après la crise, lui il m’a tranquillement posé une question (en rapport avec le cours ne rêvons pas) sans se rendre compte de rien… donc il ne sait pas) (et bien sûr j’ai de suite détourné le regard)...

D’autres trucs mais pas la force d’en parler.

J’ai envie de me taper la tête contre le bureau.

Le pire c’est que quand je vois ce genre de situation chez les autres, je suis la première à dire "mais oublie-le c’est pas dur, c’est un nuuuuuuul et toi tu vaux mille fois mieux que ça !".
M’enfin du coup, ça c’est une leçon que je comprends ! Je n’arrive pas à me sortir ce mec (et ce qu’il représente surtout) de la tête pour me rappeler toute ma vie de ne pas juger toutes les filles qui passeront par ça également. Mais je ne vois pas POURQUOI ça dure aussi longtemps.

Si on laisse un gâteau au four trop longtemps, il crame après !

(C’était la minute métaphore pourrie d’Aloha XD)

Non mais voilà quoi, j’ai mal de voir que je n’ai pas changé suffisamment.

C’est pas comme si je faisais rien pour.

J’en ai marre j’en ai marre j’en ai marre sérieux.

MAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARREUUUUUUUUUUUUUUUH VOUS COMPRENEZ LÀ-HAUT ?? ?

Hahaha. J’ai arrêté de pleurer je ris maintenant. Les nerfs qui lâchent. En fait je pleure aussi.
J’ai honte de savoir qu’on peut lire ça.
Mais faut que ça sorte. Que ça soooooorte. Que ça dégage de moi et que ça ne revienne plus jamais que le malheur aille hanter quelqu’un d’autre que les peurs et les gênes se liquéfient et coulent hors de moi cette nuit-même et qu’elles se cristallisent autour d’un criminel très méchant et que le bonheur naisse instantanément à moi et m’offre la vie dont je rêve vraiment tout de suite.

Voilà. C’est faisable quoi. Tout aussi céleste qu’il soit faut arrêter de tortiller du…

Bon j’m’arrête là parce que je suis vraiment fatiguée et que j’ai plein de vulgarités qui me viennent à l’esprit et que c’est nul.

Si quelqu’un quelque part dans le monde entend ma douleur…

Si quelqu’un quelque part dans le ciel perçoit mon impatience et mon besoin viscéral vital viral de changer d’espace mental…

Qu’il me fasse signe.