Effeuille mes rêves

Merci Bouddha

Trésors d’ingéniosité et d’heureuses motivations pendant tout le week-end pour arriver en cours gonflée à bloc.

Combien de temps j’ai tenu ? Même pas une heure.

Cette ambiance, vraiment… elle n’est pas à proprement parler mauvaise. Pas de harcèlement, pas de moqueries excessivement méchantes et répétées, pas d’acharnement ou de rabaissement d’aucune sorte. Et pourtant. Y’a un truc qui cloche. Je suis incapable de dire quoi, mais il y RÉELLEMENT quelque chose qui cloche !

Suite à ce moral pété en moins d’une heure, tous les plus beaux "il ne reste que cinq mois" de la Terre ne suffisent pas. Alors je fais mes trucs dans mon coin.
Je dois éviter de sécher. Je ne dois pas me faire repérer en immersion professionnelle particulièrement. Donc voilà : j’essaie d’être encore plus transparente que d’habitude.

La solution que je préfère est de m’isoler. Ainsi, ce matin, je me suis sentie bien au final parce que j’ai fait ce qui m’intéressait vraiment.
Des recherches. Des MES réflexions.

Je ne veux surtout pas que mes propos sonnent condescendants. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce comportement. Hormis celle d’être fidèle à moi-même.

Ah et sinon les contradictions dans la vie vont me rendre folle.

Rien que tout à l’heure : je traverse au passage piéton (petit piéton électronique vert) et je me fais violemment klaxonnée deux secondes plus tard.
Mais vraiment violent, la personne s’était arrêtée et s’acharnait pour que je me retourne. Je l’ai fait, du coup, j’ai eu peur d’un truc grave. Un vieux couple me regardait et le conducteur me faisait des signes énergiques. Je l’ai regardé avec de grands yeux ronds d’incompréhension (c’était vert pour les piétons, aucun doute là-dessus ; ça allait bientôt passer au rouge mais j’ai regardé le poteau dans les yeux c’était bien VERT).

La voiture derrière lui m’a sauvée du détournement de neurones en le klaxonnant à son tour, impatiente.

Je suis rentrée chez moi, perplexe.

C’est la même chose en cours. "Alors ce geste-là, il faut le savoir par cœur et dès que vous avez telle ou telle situation faut le faire sinon vous êtes des imposteurs". Et le lendemain, différent prof' : "Oh, ce geste ? Boh. Il sert à rien, laissez-tomber".

Et c’est constamment ainsi.

Heureusement, je suis tombée sur une citation de Bouddha qui explique que c’est normal. Qu’on apprend qu’en faisant la synthèse de toutes ces contradictions. Que rien n’est vrai dans son sens strict.

Merci, Bouddha. Si je n’avais pas lu ça, je te jure que j’aurais pété un boulon depuis le temps.

Sérieux. Des années à te dire : "le chocolat noir est bon pour la santé" ; "ouuuuuuh là, attention le chocolat ça fait grossir et grossir ça fait...". Quand tu vois une tablette de chocolat, franchement, au bout d’un moment tu pètes un plomb et c’est normal !  ! !

Ben voilà. Quand t’as un problème : mange Bouddha et écoute du chocolat.