Effeuille mes rêves

Mise au point

Les marques sur mon ventre ne sont pas encore bien parties.

Je voulais préciser un truc à ce propos. Ce que je dis sur ce journal n’engage que moi. Il est ÉVIDENT que je ne suis pas en train de faire l’apologie de la scarification. J’ai eu pendant toute la semaine des ennuis à m’être marquée de la sorte, notamment digestifs - ce qui peut se comprendre étant donné leur emplacement. Et j’ai fait de la peine aux gens qui les ont vues et qui ont compris, mais bon ça c’est une autre histoire.

Qui n’est pas à négliger cependant, je vais me permettre un tout petit aparté là-dessus :
Quand je me suis marquée, je pensais que j’étais seule au monde et que logiquement à ça, personne ne pourrait voir les plaies hormis moi. Comme les enfants qui croient être invisibles en se cachant les yeux. Or c’est totalement faux. Je ne dis pas que les gens se sont précipités pour exaucer mes quatre volontés après ça pour me protéger de tout et résoudre mes problèmes, non, mais ils l’ont vu et se sont inquiétés, ils ont réagi.
Il y a deux ans, les gens n’avaient pas réagi et avaient juste été embarrassés voire dégoûtés. Ce n’est pas de la réaction en elle-même dont je veux parler, c’est simplement du fait qu’il y a eu une réaction. Le monde extérieur existe toujours quel que soit ce que vous ressentez et ça c’est quelque chose qu’on peut oublier quand on va vraiment mal.
Il est bien là et il peut vous aider. Il ne faut pas se braquer et se croire omnipotent ou à l’écart des lois de la vie. Tout peut arriver, il ne faut pas désespérer. Le temps c’est quelque chose de puissant. Toutes les petites phrases bien énervantes, celles qu’on croit que les gens les sortent par automatisme, beaucoup d’entre elles sont vraies - celles qui prônent la douceur en tout cas le sont. Et c’est important.

Je reprends ce que je disais donc.

Même si ça n’avait été que sur le bras, j’aurais eu des ennuis d’ailleurs. Pas forcément ceux auxquels on pense au premier abord, pas forcément quelque chose de criant, mais il y a toujours des conséquences avec ce genre de choses et SURTOUT il y a toujours une solution meilleure alors s’il vous plaît si vous m’avez lue ne faites surtout pas comme moi. Je vous en prie. Vous taillader après avoir lu ça chez moi ça serait comme me taillader aussi, quelque part.

En ce qui concerne le reste…

J’ai foiré deux oraux depuis la semaine dernière. Deux que je connaissais pourtant parfaitement bien. Dans un premier temps, j’ai été folle de rage contre moi-même et puis ensuite… Je me suis inquiétée.
C’est dans ma tête que ça coince. Il y a… Je ne sais pas comment l’expliquer. Comme une chaîne de vélo qui déraille. Je ne sens pas toujours le facteur qui déclenche tout ça, mais ça déraille et ensuite mes pensées sont… anarchiques. Elles ne se focalisent plus sur rien. Je suis genre à plusieurs univers de là et j’ai du mal à revenir. Soit je bugue sur une idée en particulier, soit je suis prisonnière d’un monde de sons, d’odeurs, et d’images qui défilent et qui ne sont pas la réalité.

A l’extérieur, on ne voit rien cependant. J’agis normalement. Mais je dis n’importe quoi, je fais des trucs plutôt improbables, et c’est surtout pas le moment de me faire passer un examen. Mais bon, je ne choisis pas.

Cet écrit devient long, je vais le faire en deux parties.