Effeuille mes rêves

Mistral

Y’a des moments où je sens une potentialité.

Comme si ça pourrait bien aller. Je pourrais arriver à bien m’aimer, et par-dessus tout à aimer la vie. Ça dure quelques secondes puis ça repart. Comme un petit animal qui pointe le bout de son museau pour voir s’il y a du danger puis retourne dans sa tanière.

C’est une comparaison stupide mais voilà.

Je ne parviens pas à me rappeler : ça ne vient que d’aujourd’hui ou est-ce que je m’en aperçois seulement maintenant ?

Je ne sais pas comment retenir ce sentiment pour qu’il reste plus longtemps. Pour que ça devienne un état d’esprit quotidien, pour pouvoir vivre avec.

À part ça, il y a du mistral depuis trois jours. Je ne peux pas aller me baigner, ça me manque beaucoup.