Effeuille mes rêves

Mon lit est mon meilleur ami

Je me sens bizarre.

Le monde ne s’est pas écroulé et ne m’a pas engloutie comme j’aurais pensé (souhaité ?) qu’il le fasse. Mais il manque toujours quelque chose...
Est-ce que je me sentirai aussi incomplète toute ma vie ?

Hier je me suis levée de bonne humeur. Je pétais pas le feu non plus (la fatigue) mais je me disais que rien n’allait pouvoir gâcher ma journée. Rien ne l’a gâchée en effet mais ma volonté a joué un rôle non négligeable. Même quand tout va bien j’ai des petits accoups sentimentaux qui pourraient me précipiter dans le gouffre si je ne faisais pas attention.
C’est suffisamment "dangereux" pour devoir être noté parce que je ne pourrais pas me battre ainsi toute l’année. Là, c’est juste le début,

J’ai besoin d’un soutien. Un(e) super ami(e) à qui je pourrais tout dire, avec qui je pourrais être moi à la fac… Quelqu’un sur qui compter qui compterait sur moi aussi.
J’idéalise peut-être les relations humaines. Si ça se trouve, il est impossible d’être totalement bien avec quelqu’un. Y’aura peut-être toujours une certaine retenue.

Les rêves me tueront un jour.

Plus tard :
Voilà donc ça c’est ce que j’ai écrit ce matin au lever !

Touuut a changé entre temps ! Y’a de la joie chez Aloha, enfin ! Je suis arrivée très en retard chez la psy à cause de ces putains de bouchons de grosse ville dont j’ai pas l’habitude, et je pensais qu’en conséquence ma séance était foutue, mais au contraire !
Du coup, on a parlé de l’essentiel. Comment j’étais à côté de la plaque en ce qui concernait ma vision des choses, de la vie. Je vois tout à l’extrême. Je prie un Dieu miracle auquel je ne suis même pas sûre de croire, je supplie pour que la baguette magique m’accorde un souhait merveilleux mais c’est PAS COMME ÇA la vie ! !

Bien sûr je le savais que c’est pas comme ça, mais là j’ai une toute nouvelle vision des choses !
Aha, j’aimerais la mettre en bouteille et me la garder pour les moments difficiles parce qu’une telle lucidité c’est à la fois très clair mais très compliqué à mettre en mots.

Mme Psy m’a dit que pour que mes vœux se réalisent, il fallait que j’apprenne à faire de la place dans ma vie. Elle a raison après tout : tout n’est pas forcé d’être une torture ! J’ai 21 ans quoi si je veux profiter de la vie c’est maintenant ! Et cette phrase prend une toute nouvelle dimension, "profiter de la vie" ce n’est pas cette image de fêtarde forcenée qui ne me correspond pas. C’est commencer par aimer sa vie, y faire de la place pour d’autres gens. Et c’est là où je suis drôlement fière de moi, parce que c’est déjà le cas !
Une partie du chemin déblayé.

La prochaine étape, c’est d’apporter plus de légèreté à tout ça.

Et deuxième objectif réactualisé : il faut que je devienne femme, et non plus petite fille (que je grandisse quoi).
Je ne sais pas concrètement comment m’y prendre mais je vais garder ça en tête tout le temps et voir comment je peux gérer les choses autour de moi avec ces nouveaux paramètres. Qui sait : peut-être que je suis plus proche du but que ce que je crois ??! !

Aujourd’hui, il faut que je me recentre sur MA VIE. Que je sois dans mes études, dans mes détentes, dans mes cours de chant, dans mes phases sociales et dans mes phases asociales. Que j’assume. Un plan, c’est ça, je vais mettre au point un joli petit plan qui résume tout ça et j’encourage vivement ceux et celles qui me lisent à - s’ils le désirent - me coacher par rapport à ça.
Dans les jours, les semaines à venir, il faut que je m’en tienne à l’intégration de ces étapes-clés. Donc j’écrirai encore plus régulièrement dans le but de poser mes progrès et de cibler ce qu’il reste à réajuster.

Voici la liste des réajustements en question :

    1) Plus de légèreté dans ma vie. Dans ce que je fais, dans la façon dont je raconte les choses, dans mes pensées, je dois introduire à chaque moment de la légèreté. Ça peut prendre tous les sens que l’on veut !

    2) Grandir. Devenir une femme, c’est-à-dire une nana capable de s’assumer, et non plus une petite chose effrayée. Voir le point suivant.

    3) Puisqu’on parle du stress, j’ai envie de faire un point spécialement centré sur mes émotions. Bien sûr, le stress ne va pas me lâcher comme ça et fait partie de toute façon partie de la vie aussi, mais il n’a plus le pouvoir absolu sur moi. Le dictateur est tombé. C’est moi qui suis aux commandes maintenant. C’est moi qui vis ma vie comme ça me chante. Mes émotions sont comme un cheval sur lequel je serais (royalement) assise et dont j’aurais besoin pour avancer dans la vie. La vie, c’est une balade en cheval, en fait. Parfois, y’a des obstacles, et l’émotion Peur fait renâcler mon destrier (ha) mais je suis capable de le rassurer, de le pousser à avancer malgré tout dans la douceur. Les pensées obsessionnelles sont liées aux émotions, elles auront droit au même traitement.

    4) Prendre de la hauteur. Relativiser. On ne va pas me torturer pour avoir fait des erreurs, j’ai le droit de me tromper, après tout, je suis là pour apprendre.

Bon voilà, c’est pas énorme mais vraiment, si je réussis à intégrer tout ça dans les jours à venir… Si je parviens à en faire des habitudes de vie, des nouvelles manière de penser et de voir les choses, ma vie changera ENFIN.

C’est le seul moyen à ma disposition alors c’est très très important. Je vais y arriver. Je peux le faire. Et maintenant il est temps !
J’ai assez souffert, je suis mûre pour le bonheur.

Croisons les doigts, les orteils, les pointes de cheveux, pour que cette fois-ci soit la bonne !