Effeuille mes rêves

Mon témoin du net

Ce qui m’ennuie, c’est que chaque année j’ai un énorme regain de positivité au mois de janvier, le premier voire le second jour. Mais qu’ensuite…

Bon. On sait ce qu’il se passe ensuite. Systématiquement.

Donc voilà où je veux en venir : me sentir pas trop mal, ce n’est pas gage de santé à venir. Surtout que cette fois, c’est une sensation plus faible. Même pas un écho de bien-être, ce n’est pas assez délimité pour ça.
Je dois dire que cette année en particulier, tous les vœux de "bonne année, bonne santé !" sont très douloureux à encaisser. Les gens le pensent. Mais ça ne change rien. Et ça ne les aidera pas à comprendre non plus, au moment où j’en aurai besoin.

Non pas que je fixe là-dessus. C’est juste important de le signaler. De savoir où j’en suis avant de me relancer dans le bain.

Je me sens un peu mieux, prête à faire ma rentrée dans quelques jours… mais, ouais, pas complètement régénérée. Pas assez forte.
Le seule différence avec avant les vacances, c’est que je ne suis pas au fond du trou. Je ne suis cependant pas totalement sortie d’affaire.

Ce qui me perturbe, c’est que je ne me sens pas différente par rapport aux autres années, et les bilans ont sans cesse été les mêmes. Je ne veux pas être négative, c’est juste que ça ne sert à rien de nier le problème => Je fais beaucoup trop de rechutes pour le point où j’en suis rendue. Ce n’est pas normal, et il me faut une solution.

Je vais commencer par ne pas nier ce qui se passe. Déjà. Je ne sais pas comment je vais gérer ma rentrée - en parler à a direction, éviter les gens quand ils me plombent inconsciemment le moral, etc etc. Mais va falloir faire vraiment gaffe parce que le programme va être hyper chargé.
On a des exams de malades à préparer, rien à voir avec tout ce que j’ai déjà affronté. Pourraient être pires, c’est vrai, mais la vraie question est : est-ce que j’ai les épaules pour encaisser ? Sachant que ce sont des examens durs et stressants, et que je ne suis pas au top de ma forme, ni de ma santé.

C’est ça qui me fait VRAIMENT râler. Malgré tous mes efforts, toute l'énergie que je voue à aller dans la bonne direction, je me retrouve au moment du combat systématiquement amputée d’une partie de ma force.

Ce n’est pas pour le "plaisir" de me plaindre que je parle de tout ça, avec insistance, dans ce journal. L’Internet anonyme est devenu mon seul témoin fiable.

Ce journal est trop souvent sombre, et je n’en suis pas satisfaite. Mais c’est le reflet de ce qu’est ma vie. On ne change pas cela en claquant des doigts.
Alors oui, c’est là où j’en suis. Sachant que je ne raconte que 10% de la réalité, car elle est pire que ce que je décris, mais je diminue pour ne pas être reconnue. Cependant, la situation n’est pas sans issue. Je me bats à coup de sourire, de petits plaisirs extirpés de tout ce maelstrom de douleur. Je me bats, même si pour l’instant cela ne suffit pas. Même si je garde à la surface de ma conscience que certains destins échouent. Que certains font des efforts mais que ça ne suffit pas. Et ça me hante.