Effeuille mes rêves

Mue

Et si j’étais incorporée dans un livre : qui serais-je ?

Je ne m’intéresse pas au genre de livre qu’il pourrait être parce que… ça n’a pas de sens.
*Ironie : est-ce que quoi que ce soit dans mes interrogations en ont ?"*
Plus précisément : ce serait facilement identifiable au cas par cas si je savais avec certitude qui je suis, la Aloha immuable, ou qui je voudrais être. N’importe quelle personnalité fixe.

Là n’est donc pas mon souci.

Jusqu’à présent, à chaque fois que je me suis posé la question, j’étais collégienne, lycéenne ou étudiante.
Et je me perdais déjà dans l’immensité des possibilités qui en découlait. Mais ça n’était pas dérangeant. Cela me donnait un CADRE. Élément crucial ; pour se chercher, il faut d’abord se "délimiter".

J’aurais ensuite bien le temps de muer.

Or, d’ici sept mois… Je ne pourrai plus me projeter dans les persos d’étudiants que je lis.
Enfin si, je pourrais, mais quelque part… Ce ne sera plus pareil. Je n’aurais plus l’occasion de savourer dans ma vie ce que j’admire chez cet étudiant puisque je ne le suis plus. Un exemple ? Ça s’impose.
Il y a eu un personnage d’étudiant dépressif que j’ai un jour particulièrement aimé. Bon, j’étais déjà dépressive à l’époque, et je n’aurais voulu le rester pour rien au monde. Mais quelque chose dans le… lâcher-prise de ce perso m’impressionnait. Il assumait son état. Ça en devenait drôle, ça allégeait le truc.

Je ne suis pas arrivée à reproduire cet état, mais virtuellement je l’ai vécu.

Tout comme je vis (et J’ADORE ça) à travers ces étudiants passionnés par l’objet de leur études, qui cumulent enthousiasme et connaissance du sujet et semblent transporter par lui.
Cogite Stibon de Terry Pratchett par exemple. Qui reste quoi qu’il arrive étudiant, pour moi. C’est le premier qui me vient en tête.

Je n’ai jamais été le genre d’étudiante qui vivait tellement ses études qu’elle en parlait en groupe tout au long de la nuits ou se lançait dans des projets de fou en son honneur.

J’étais souvent trop fatiguée et les collègues rencontrés… Ne m’ont rien inspiré de tel.

Mais, mince, j’adore vivre ça fictivement ! !

C’est un détail. Théoriquement, dans mon imagination, je suis qui je veux, hein ?
Ma recherche de cohérence est mignonne mais hors de propos.

Mais du coup : qu’est-ce que je serais quand j’aurai mon diplôme ?? ?

Praticienne du métier que j’ai étudié. Oui. Mais on peut être tellement de choses une fois "adulte"... Après en avoir fini avec la case étudiant je veux dire. Elle me convient tellement que je redoute de la quitter ; mais hé pas le choix !

Thérapeute, ok. Je pourrais cependant être… N’importe quoi d’autre à côté !

Il y a une infinie de qualificatifs à côté de celle de la profession.
Au hasard : femme fatale, boulet, tante un peu bizarre et marginale de la famille, mère célibataire, mère d’une tribu, l’engagée écologiste folle furieuse du quartier, la folle qui s’habille toujours en noir et qui dresse des perroquets… Etc etc.

Je ne peux pas le savoir. J’aimerais le demander à d’autres, mais il faut pour cela un cran que je ne pense pas avoir.