Effeuille mes rêves

*** Non chronologique ***

Cet écrit est la suite d’un texte que j’écrirai dans le futur.
Il n’a raisonnablement rien à faire dans cette partie du journal, à la date indiquée. Car il n’a pas été rédigé ce jour-là ; mais bien bien plus tard, dans une entrée dont les informations trop précises pourraient trop facilement faire remonter jusqu’à la moi de la vraie vie. Pour ne pas recouper au mêmes endroit des informations susceptibles de trahir mon anonymat, j’en ai donc caché une partie ici ; dans mon passé.
Je n’ai fait ça qu’une seule fois dans tout ce journal, donc ce ne sera pas dur "quand le moment viendra" de retrouver de quoi je parle.

Et puis ça m’amuse. Un peu.

Avant donc d’avoir osé le suivre dans la salle comme une groupie ET une psychopathe (oui, oui, vraiment, ça rendait vraiment comme ça même sur le moment je le voyais bien mais j’étais déterminée ; j’avais mis en jeu toute ma fierté), eh…

Ah non, je n’en étais pas là pardon.
Je suis confuse d’écrire comme si j’avais encore douze ans, c’est pourquoi je vais cacher cet écrit loiiiin dans le passé. Et l’agrémenter de poudre de honte, mmmmh c’est sucré et ça a le goût de la poussière en fait ! Écœurant, pour une action ridicule qui m’écœure.

D’ailleurs pourquoi je m’embête à parler de tout ça ? ?

Dire ce qui s’est passé sans enjoliver ou rien ?

Ah oui. L’honnêteté.

Avant donc l’évènement décrit dans le premier écrit, il m’avait demandé si j’allais à la soirée de fin d’année. C’est lui qui l’organisait. Faut savoir qu’à ce moment-là je n’aspirais qu’à une chose : me faire la plus petite pour que le prof ne me remarque pas, tout en me notant présente sur la feuille d’appel.
Et là il m’a touché le poignet. Pour me demander si je venais. C’est ça qui m’a fait péter un câble. J’étais à l’écart et résignée à aller au bout de cette interminable journée et POUF. J’ai été vraiment surprise et je me suis lancée comme défi - pour contrer toutes ces fois où je me suis trouvée lâche - de le suivre. Et ça a marché. Fin de l’histoire.

Tout ça pour ça, oui, je sais. C’est bête.