Effeuille mes rêves

Nouveau changement de pseudo

J’ai les nerfs en pelote.

Quatre heures d’avion low-cost en deux jours, ça signifie au minimum six heures plongée collée-serrée avec mon improbable phobie.
Tout le monde en porte. Eurk, j’ai la nausée !
Et la famille… Ils sont géniaux, évidemment, mais j’en ai parlé à ma psychiatre pour essayer de savoir si VRAIMENT tout le malaise venait de moi ou si quelque chose d’autre clochait éventuellement. Elle m’a répondu qu’ils avaient, dans les faits, tendance à dépasser mes limites personnelles, tous, et ce même quand je les fixe clairement et prévient que ça m’est nécessaire.

Ce n’est pas grave, hein. Y’a tellement pire ! Au moins je peux faire avec, maintenant que je le sais. Mais cette phobie me rend vulnérable. Faible. Et je ne peux jamais réellement prévoir quand elle frappera de nouveau - si on est un jour où j’en crains même la vue ou si seul le toucher est pénible.

Même si je pouvais prévoir, de toute façon, la vie continue et ne me fera pour autant pas de cadeau de ce côté-là. C’est à moi de me prendre en main.
C’est un peu comme si j’avais la phobie des cheveux humains… Les gens ne font pas tous se raser la tête dans la seconde pour me faire plaisir. Ce serait gênant en plus.

Donc faut continuer à avancer. Je n’aime pas dire "me battre" en ce qui concerne cette particularité précise. Parce que plus j’y résiste, plus elle me tient.
Je dois faire preuve de souplesse. Et je suis quelqu’un qui manque grandement de souplesse, mentalement. Je m’adapte difficilement aux évènements. Donc je suppose que c’est "mérité". Que ça servira, tout du moins.

Quant à Sonny, elle… s’est mariée. Pas de grande surprise de ce côté-là, heureusement, hahaha ! Mon hésitation vient simplement de cette angoisse que j’éprouvais vis-à-vis d’assister à tout ça.
Justifiée. Ça a été difficile. Mais bon, c’est terminé. Je me suis en revanche promis de trouver un autre pseudo à Sonny.

Je ne lui ai vraiment pas rendu justice pendant toutes ces années. J’ai été tellement influencée par la maladie que je sais maintenant que j’ai mal interprété énormément de choses et qu’au final elle n’a jamais voulu me faire de mal. Et c’est tout ce qui compte. Mes réactions étaient toutes justifiées, étant donné le contexte, l’environnement et le passé, mais dans tous les cas elle n’y était pour rien.

Je ne culpabilise pas, mais je ne lui reproche plus rien désormais.

Elle sera donc Sanaé. Son mariage était magnifique et elle l’est elle aussi.

Ma colère incontrôlée n’est donc plus que la marionnette d’une seule personne actuellement. Ma grand-mère. Qui pour le coup ne respecte pas du tout puissance mille mes limites (voire mon intimité), et ne l’a jamais fait. Donc j’accumule beaucoup plus de sentiments à son encontre et ceux-là sont indubitablement justifiés.

Je ne désire pas les entretenir mais ils sont là et ils ont une raison de l’être. Donc bon. C’est bien délicat.

L’envie de m’enfuir et de m’installer à l’autre bout de la France me ronge encore. Mais pas sûr que ça arrangerait quoi que ce soit. Enfin, je vais aller au bout de mes idées. Secrètement. Pour ne pas avoir le moral trop entamé. Mais sans motivation réelle, je ne vais pas me battre pour ces prévisions d’avenir sans fondement donc je n’attends pas de miracle.

Je ne pète pas le feu, mais le moral est bon. Enfin je suis laminée après tout ça mais c’est une fluctuation classique de la vie quoi rien de dramatique.
Demain je me sentirai mieux. Et là tout de suite, déjà, les choses vont bien. Que demander de plus ? (De toute façon tu peux demander à la lune tout ce que tu veux ce n’est pas son problème ; ces années de vœux stériles l’ont bien prouvé !).