Effeuille mes rêves

Nouvelle catégorie et nouvelle dimension

L’échéance de la fin des études s’approche et de plus en plus de petites choses du quotidien m’y confrontent.
Une discussion avec les coloc’s (les deux qui restent ce week-end sont des personnes GÉNIALES). Une innocente question posée au travail. Une remarque désinvolte faite par un prof taquin.

Tout d’un coup, tout me semble idyllique. Je n’ai pas oublié l’avalanche de problèmes qu’il y a eu l’année dernière.
Mais je suis en train de bien profiter, je crois. Pourvu que ça dure.

J’ai remarqué lors de la Discussion De Ce Midi Qui N’a Pas Changé Ma Vie Désolée Les Clichés Mais Qui Était Super Sympa Quand Même que j’avais plusieurs automatismes… on peut le dire : débiles.

Quand quelqu’un dit du bien de moi, je lui démontre immédiatement par A + B pourquoi il a tort.

C’est bête. Mais bon. C’est automatique. Comme de baisser le regard quand les yeux de quelqu’un croisent les miens.

Mais je voulais avant tout écrire sur autre chose aujourd’hui.

Avant d’en arriver là, je finis avec mon état d’âme du jour. Je me sens libérée. Ma binôme qui était gentille mais qui sans faire exprès me foutait la pression est partie, et comme je l’ai écrit les deux restants sont adorables.

Cette semaine va être ma dernière de stage alors je vais profiter de tous les détails que j’ai aimés parce que ce sera la dernière occasion.

Après, je vais reprendre ma vie d’étudiante.
Alterner les cours, les exams, les coursdifficilesquisontmaintenantsupportables, les immersions professionnelles, les stages d’une journée maximum…

Essayer le plus souvent possible de me promener dans Passamaquoddy. Y habiter en pensées la superbe Fnac en bas de chez moi (un de mes endroits préférés au monde).

Et c’est là que je peux faire le pont avec le véritable sujet de cet écrit.

Je vais finir mes études. Vraiment. Je l’écris et en parle depuis quelques temps, mais l’énormité de la chose me frappe progressivement, petit à petit.

Mon agenda sera vide après ça. Plus d’obligation. Le néant. À partir duquel il faudra pourtant bien construire quelque chose.

Je pourrais tout faire. Tout est possible. Absolument tout.

Alors de temps en temps, je viendrai ici imaginer l’un de ces futurs potentiels.

Et je commence maintenant.

Je suis diplômée. L’été passe (au cours duquel je fais divers remplacements pour commencer à gagner un peu d’argent).
J’ai 25 ans. Un quart de siècle comme on ne manquera pas de me le faire remarquer. J’ai retrouvé la joie de vivre.

Je me promène dans Passamaquoddy quand je vois un petit garçon blond, aux yeux interrogateurs, se précipiter vers moi.
Il bafouille quelques mots maladroits que je ne comprends pas. Nulle trace de ses parents en vue. Je ne peux pas le laisser tout seul. Alors je le prends dans mes bras pour qu’il voie mieux les passants aux alentours et nous cherchons quelqu’un qu’il reconnaisse, ou qui le reconnaisse.

Il baragouine quelques mots. Mais je ne comprends vraiment rien. Je ne peux pas le rassurer avec mes mots.
Alors je le chatouille. Je lui fais des grimaces. Pour éviter qu’il se rende compte qu’il est perdu et qu’il n’ait peur.

Tout à coup, il me montre une dame tout de blanc vêtue. Son visage est masqué sous un chapeau qui rempli habilement quoique discrètement cette office.

Je m’avance vers elle. Elle éclate en sanglots et prend son fils dans ses bras. Elle lui parle dans une langue que je ne comprends pas.

C’est bizarre, elle me rappelle quelqu’un…

Elle me remercie, en français. Nous discutons et nous nous entendons très bien. Elle est magnifique. Grande. Mince. Un sourire qui évoque le diamant. J’en viens à lui parler de mes études, terminées. Elle a l’air très très intéressée.

Elle me rappelle vraiment…

Et ça y est. J’y suis. C’est Kate Middleton. La princesse anglaise. Et son fils le prince Georges.
Avant que je puisse imploser à cause du syndrome de y’a-pas-de-mots-pour-dire-à-quel-point-j’en-reviens-pas-que-vous-soyiez-là-réelle-devant-moi-au-fond-est-ce-que-les-stars-qu’on-voit-à-la-télé-existent-en-vrai ... ... alors-je-vais-m’évanouir-tout-de-suite (!!!) : elle me propose de venir avec elle en Angleterre.

De devenir la nounou du petit prince.

J’accepte.

Voilà. Je vis en Angleterre. Parmi la royauté. Dont je deviens proche. Ils sont hyper sympas.
Je m’éclate, j’apprends ENFIN à parler anglais, je deviens une femme épanouie.

Ce délire ne reviendra pas souvent alors pendant que j’y suis : on me nomme Jesaispasquoi de Jesaispasoù. Un joli titre. Juste parce qu’ils aiment bien ma bouille.

Voilà. Ah ben ÉVIDEMMENT je ne vais pas imaginer des scénarios probables ! Ceux-là risquent de se réaliser.
Je vise toutes les autres possibilités. Celles qui n’arriveront pas MAIS qui pourraient.

Parce que la vie est géniaaaaaaaale !