Effeuille mes rêves

Nowadays - Chicago

Mon écrit de samedi était… je ne sais même plus quoi penser de mes réactions. Confuses, ça doit être ça, un écrit confus vu que je suis vraiment très confuse. Je remets tout en question ; mais pas dans le bon sens du terme.

Pour en revenir - brièvement - sur "les gens"... c’est dur parfois de se focaliser sur l’individu. De garder en mémoire ses/mes propres barrières psychologiques (comme savoir qu’il est dans la nature de l’être humain d’interpréter les gestes, mots et pensées de son interlocuteur, et donc s’en abstenir du mieux possible) et d’essayer de les abolir, pour partir sur de bonnes bases, neutres, dans toute interaction.
Afin de dialoguer avec l’humain vrai. Pas la machine préfabriquée conditionnée par les clichés, l’environnement souvent (relativement, bien sûr) nocif, etc.

C’est dur de casser ses préjugés. Pas les grands préjugés à la con qui tournent en boucle (un nouvel exemple : "les blondes sont bêtes"... ce genre de préjugés débilissimes), mais les petits, ceux du quotidien. "Ah, elle m’a pas dit bonjour : elle me snobe". Nan ; plutôt "elle" est fatiguée peut-être ?
C’est un exemple vraiment pris au pif et qui ne me concerne pas (pas en ce moment M en tout cas) mais c’est pour contextualiser.

J’ai parfois l’impression d’être la seule dans mon entourage à faire ce genre d’efforts. Mon entourage scolaire, je veux dire, en dehors de ma famille où on se comprend plutôt bien et où donc à 80% du temps on se pige sans effort.
Quand j’entends ma mère me parler de son boulot… Ça fait peur. La vie dans les grandes grandes villes aussi : c’est flippant comment la masse - inévitable quand on habite dans un endroit à très forte concentration urbaine - oblitère tout le monde, zappe la nature individuelle des gens. C’est chouette pourtant les villes ! Et je ne prétends pas qu’il y a toujours une mauvaise ambiance, pas du tout, mais quand tu marches dans la rue, parmi toute cette foule, pressée, sans vrai contact, bah wouah quoi !

Je généralise et c’est pas bien, je sais. C’est pas toujours comme ça, heureusement. Et puis les bains de foule ont tendance à me perturber (foule signifie plus de quatre personnes).

J’ai pondu ce bout d’écrit ce matin avant d’aller en cours. Enfin en "stage", plutôt.

Ça s’est super bien passé au final ! Crise inversée. Comme ça.
Je le note parce que c’est important de rendre compte que je ne suis pas tous les jours au fond du trou - et que parfois j’ai de la chance dans certains domaines moi aussi ! - mais je ne me voile pas la face : ça s’en va ; et ça revient.

À chaque fois que j’écris maintenant, je pense aux points virgules. J’en ai toujours utilisé, ça et les tirets. Mais depuis que j’ai vu le dernier spectacle de Gad Elmaleh, je me rends compte que effectivement je suis presque la seule.

P.S : Mes voisins me rendent folle : hier ils se sont engueulés mais à base de claquage de porte qui ont fait résonné TOUTE la résidence, de soulevage/jetage de meubles, de hurlements comme j’aurais jamais cru qu’on pouvait en entendre au sein d’un couple (même en crise)... sérieux, à chaque fois que j’entendais un "J’EN AI MAAAAARRE !!!" j’avais l’impression que c’était le tonnerre !
Je sais pas ce qu’ils ont. Je sais pas lequel des deux est le plus atteint, non plus. D’habitude, ils s’engueulent de temps en temps mais c’est soft. Enfin je les entends comme s’ils étaient dans ma salle de bain. Mais j’ai appris à faire avec, qu’ils rient comme des barges (80% du temps) ou qu’ils se frittent (à niveau sonore "respectable" mais que vigoureux, 18% du temps) mais là on est dans le 2% où c’était wooooooooooh, besoin de morphine les gars ?!
Et puis j’ai vraiment l’impression, quelle que soit l’ambiance, d’être dans la même pièce qu’eux. J’espère que ce soir ça ira mieux !