Effeuille mes rêves

Ô fatigue et manque de temps, vous m'avez rattrapée même ici

Comment gâcher son super week-end de joie et d’euphorie amplement désiré et mérité ?

En travaillant son mémoire !

J’exagère un peu.

Je ne m’y suis mise qu’aujourd’hui. Mais la connexion internet de Toonville étant encore plus laborieuse que celle de Tortuga, c’est un combat que je mène depuis 4h40 sans interruption !

J’ai les yeux qui saignent.

Et je n’ai pas avancé d’un iota.

Mais à force d’avoir encaissé des imprévus à la pelle. À force d’avoir géré en catastrophe des retournements de situations improbables et des surprises tombées du ciel. À force d’avoir perdu puis retrouvé puis reperdu puis [état intermédiaire] mon école, mon sang-froid, et mes nerfs. À force d’avoir tout donné lors d’examens, oraux ou écrits, pour un renvoi de résultat perplexe. À force de voir qu’il y en a qui profitent de la vie sans se rendre malade pour leurs études (OUI ça existe ! DINGUE !). À force de m’être pris la tête d’une puissance de dix mille sur l’échelle du Doliprane avec mes révisions, mes plannings, mes attentes ; et ce, pour rien...

Eh bien à force de tout ça : j’angoisse beaucoup moins.

Je dis ça alors que l’échéance mémoire est encore loin. Je ne ferai pas toujours la fière, je le sens.
Loin, mais pas tant que ça pour le travail préparatoire en cours. J’ai cependant théoriquement encore le week-end prochain pour pondre quelque chose d’acceptable.

Théoriquement. Techniquement, ça va être légèrement plus compliqué. Aujourd’hui en quatre heures je n’ai fait que copier une définition officielle et sortir une ligne et demi de prose.
Et ai fait fondre 80% de ma masse cérébrale.
"Compliqué", donc.
"Ça a même l’air impossible si tu veux mon avis mais non ah ok tu n’en veux pas bon ben j’me taille". Sauf si je m’y mets un peu chaque jour ? Vendredi, samedi, dimanche. Pas en semaine, pas possible, parce qu’avec l’emploi du temps de fou-furieux que j’ai, ce n’est humainement pas envisageable.

Je n’avais pas de projet particulier de toute façon pour le week-end prochain.
Enfin, si, me reposer et profiter de la vie ; mais à un an du diplôme ce n’est pas vraiment réaliste.

Et normalement la moitié de mes colocs seront partis d’ici là. Rien à voir mais je travaille mieux quand je sais que je suis seule.

Genre là ils sont rentrés. Donc je ne vais pas tarder à éteindre les lumières et me planquer dans ma chambre. (La folle...).

J’annonce donc - en prévision de cet énorme tournant qui se profile - la mise en place, pour cette année décisive pour mon futur d’objectifs : de Trois Projets Géants.

Que j’appellerai les Angépros. Verlan. (Angéjépro, ça sonne nul).

Et dans "Angépro", y’a un "ange" qui n’a rien à faire là. Alors transformons ça en "Emproje".

"Em" pour Empire, Emmerde, Emmoirésidelaconnaissance. Du bon programme en perspective.

  • Emproje numéro 1 : Réussir mon mémoire.

Jusque là, ça semble inévitable. Pas de mémoire, pas de diplôme. Pas de diplôme, pas d’avenir fluidifiant vers la prise de conscience autonome, miraculeuse et probablement surutopisée de l’âge adulte.

Réussir mon diplôme entre évidemment dans cette catégorie. Le titre est incomplet. Basé sur ma pulsion intellectuelle du moment.
Mais on a bien saisi l’idée je pense : je veux réussir mon année. Mon ultime année.

Sur tous les points. Pas uniquement scolaire.

Réussir mon année, ce qui inclut : mon diplôme (et tous mes exams), mon mémoire, mon départ (telle une staaaar), la sauvegarde de mon enthousiasme et de ma bonne santé physique et morale.

Pas de surdosage de stress, quoi. Et une situation d’étudiante savourée à fond. Incarner l’esprit de l’étudiante.

  • Emproje numéro 2 : Me trouver une meilleure amie.

Je suis EXTRÊMEMENT difficile en matière d’amis.

En matière de tout ce qui est social, en fait.

Mais bon. J’ai déjà des amis. Je m’en isole mais la solitude ne me dérange pas.
Cependant avoir quelqu’un de spécial avec qui je partagerais une amitié quasi absolue, quelqu’un sur la même longueur d’onde que moi (et une longueur d’onde qui me plaît), me rend… curieuse.

Alors pourquoi pas.

Si ça ne s’est pas produit au collège et lycée, peut-être que c’est le moment ?

  • Emproje numéro 3 : Me bâtir un projet de vie concret et agréable.

Qui dit diplôme dit recherche de travail. Qui dit recherche de travail dit potentiel déménagement, changement de mode de vie ainsi que de ville voire de région, et tout.

Sauf qu’à l’heure actuelle je n’ai aucune idée de ce que je vais faire. Ni même de ce que je VEUX faire.

Je ne crois pas que ça soit normal. Alors il faut que je réfléchisse à tout ça.

Après j’ai plein d’autres rêves plus ou moins réalisables.
Mais ceux-là sont les plus plausibles (même le numéro 2 ; pour dire à quel point ceux que je n’écris pas volent haut !).

J’entame ma deuxième semaine de stage. Bonne chance !