Effeuille mes rêves

Oh Riruom te voilà ?! Toujours vivant haha

Rechute dépressive. En pleine immersion professionnelle.

C’est dur bon sang.

C’est pas le pire truc qui puisse arriver au monde, c’est CLAIR. C’est pas… Je sais pas. C’est pas dramatique. Pas tragique. J’étais de bonne humeur ce matin ; rien n’a changé ! Le monde tourne toujours dans le même sens. Les oiseaux savent toujours chanter. J’ai toujours une sale note et la honte devant les autres qui me demandent si ça va ("T’es sûre ? T’ES SÛRE ? APRÈS CE QUI S’EST PASSÉ ?") ; mais je ne suis pas virée, à la rue, et je peux encore avoir mon diplôme.

Ça va ! C’est censé aller.

Je peux encore avoir la vie pour laquelle je me bats.

N’est-ce pas ? Ce ne sont pas que des utopies naïves d’enfant névrosée ?

L’humour existe toujours. Les livres aussi. Le soleil se lèvera demain.

C’est sûr.

Mais.

Mais…

Un peu de volonté ?
Où sont mes belles pensées positives LÀ ? (Comme me l’a bien "déprimemant" demandé Cathel avec ironie et… Pessimisme ? Pas de soutien quand t’es au fond du puits. Mais bref.).

Cette glaise insidieuse… Elle était censée être partie. Pour de bon.
Cette glaise ponctuée de grumeaux de moisissures. J’avais oublié. J’avoue. Comment ça circule sous la peau. Dans le sang. Qui pique la crasse. Le cerveau engourdi de bactéries et de virus pulsants. Qui endorment peu à peu. Pour mieux tuer. En aspirant la moindre parcelle de vitalité. Petit à petit. Comme une piqûre de méduse insidieuse, totale, absolue. À laquelle on ne peut échapper. Car c’est logé dans moi comme une balle qui explose une fois calée dans la blessure.

Moi aussi, j’ai fini par penser qu’il suffisait de le vouloir.

Pardon, Ancienne Aloha. Je t’ai trahie. Je ne le ferai plus. Promis.
Elle partira. Elle. Elle partira. Mais souviens-toi, par égard pour toi-même, qu’elle est réelle. Qu’on ne l’appelle pas maladie pour faire plaisir aux gens qui aiment se plaindre et ne veulent pas faire d’effort. Qu’on n’est pas des geignards.

Je ne suis pas une geignarde.

Aujourd’hui était censé être une bonne journée.
Cette semaine une bonne semaine.

Je peux en parler à personne, je peux pas m’isoler complètement, je peux pas penser à autre chose que ce besoin subitement impérieux de trouver LE moyen de mourir sans souffrir là, maintenant. Tout de suite. Obsession.

Obsession.

Comment me tuer ?

Mais écrire m’a aidé. L’environnement ne m’aide pas mais j’ai réussi à limiter les dégâts, je crois.

Par contre je me questionne FURIEUSEMENT sur l’intérêt de cette bizarrerie de vie.