Effeuille mes rêves

Où es-tu

Le dernier cours difficile ne s’est pas hyper bien passé en fait.

Rien à voir avec avant cependant. Je suppose qu’il est idyllique d’imaginer que je suis tranquille pour toute la fin de mes études avec ça.
Ça a pourtant l’air tellement simple pour tout le reste de la classe. C’en est presque démoralisant.

Autre cours difficile aujourd’hui. Je ne suis plus tétanisée par l’angoisse comme avant mais je réfléchis quand même beaucoup trop. Et c’est plus fort que moi.

Faut dire que je suis fatiguée aussi. J’ai des cernes pas croyables. Je me lève encore plus tôt que ce que je devrais pour faire du sport, mais je n’ai pas l’impression d’en faire suffisamment.
J’ai perdu ma motivation (pour le travail de mes cours). Enfin, non, je tiens la route, j’aime ce que je fais, etc., mais l’élan qui me faisait donner le maximum à la rentrée, je ne l’ai plus. Ça m’agace profondément. J’aurais tenu une semaine. Ça m’énerve.

J’ai fait un rêve pourri cette nuit.

Ouais je sais que je retombe dans mes travers négatifs, mais une question me hante en fait, il est là le vrai problème.

Je lisais une chronique sur un livre l’autre jour (j’adore traîner sur les blogs littéraires), et la fille qui l’a écrit disait que la vie dans ce livre c’était comme s’il n’y avait aucun espoir. Que les gens espéraient mais que la vie c’était noir et qu’en fait il n’y avait aucun espoir, tout était voué aux ténèbres plutôt qu’à la lumière.

Et ça me hante dans le sens où je me dis : et dans la vraie vie, est-ce que c’est comme ça aussi ?

Le peu de lumière que j’ai vu ne me permet pas de faire des généralités.
Et je n’arrive plus à distinguer chez les gens le bonheur du reste. Je les vois tous heureux et je me demande si moi je vais rester coincée dans cet état de non-être dans lequel je stagne depuis des années.

Faut voir les choses en face : il ne se passe rien. Je suis comme morte.

Bien sûr, certains jours j’ai la force de prétendre voir du changement, je m’encourage, et tout. Mais les jours de bilan, je constate que ma situation en elle-même n’a pas évolué. Que les bonnes pensées n’ont pas changé ma vie. Qu’on dirait (je dis bien "dirais") que la fatalité a décidé de quelque chose pour moi et qu’elle n’en modifiera rien quoi que je fasse.

Bon vous l’aurez compris, j’ai un coup de mou aujourd’hui. Je suis totalement perdue. Et d’autant plus déçue que je croyais être débarrassée pour toujours de ce genre de sentiments horribles. Mais non. Jamais totalement.

Renaissance, où es-tu ?