Effeuille mes rêves

Parasite

Ça fait une semaine que je suis en down. Je n’aime pas ce mot mais je ne veux pas utiliser le mot "rechute" qui signifie beaucoup pour moi : je ne suis pas en rechute, une rechute c’est quelque chose de… plus profond. Les quelques progrès que j’ai fait n’ont pas disparu mais le poids de ce qui n’a pas encore été délié pèse si lourd sur mes épaules que je perds l’espoir. Ça fait une semaine, donc, que je perds espoir et que je me reprends des gifles dans la face.

J’en peux plus.

Mais à chaque fois, bien sûr, j’écris ça, et à chaque fois je continue à me battre. Pour me retaper un down quelques jours plus tard.

Ça va vraiment être ça, ma p.tain de vie ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas m’en sortir une bonne fois pour toutes ? J’ai fait TOUS les efforts du monde et rien ne parvient à combler ce trou béant dans mon coeur, rien n’a su retirer ce pieux acide qui transperce mon esprit, RIEN.
Je n’ai plus envie de me battre. Ça ne me sert vraissemblablement à rien. Je veux changer, merde ! Mais ça ne sert à rien de le dire non plus. Il faut le faire, me dira-t-on, et Dieu sait que j’ai essayé. Mais Dieu se fiche totalement de ma pomme alors j’ai essayé de me débrouiller sans lui. Voyez où cela me mène : nulle part.

Je ne sais pas ce que j’ai pu faire dans le passé mais cela a dû être vraiment, vraiment HORRIBLE pour que j’aie mal à ce point. Je me déteste à un point tel que je me demande si je ne suis pas en train de me faire un ulcère. Je peux littéralement sentir cette force annihilante en moi qui ronge tout ce qui persiste de ma personnalité, tout ce qui tente de garder le nord, tout ce qui me reste d’espérance.
Je ne suis plus rien. Je ne suis plus rien.

Je n’ai aucune valeur à mes yeux. Et je ne crois pas ce qui pensent en voir en moi. Je ne suis qu’une saloperie de monstre. Je ne mérite pas de vivre.
Mais je fais semblant - je dois entrer dans la catégorie des parasites.

Je l’ai dit, ça y est. Je crois que je vais aller me coucher maintenant, j’ai tellement honte.
Je me vomis.