Effeuille mes rêves

Pas aussi simple

J’ai du mal à m’en remettre.

D’un côté, la peine commence à s’estomper et je commence à entrevoir un peu de lumière au bout du tunnel, à trouver un peu de force pour passer outre et me relever de cette "épreuve".

Mais de l’autre, j’ai peur.

Tous les résultats ne sont pas tombés, et si je me reprends une claque en pleine figure… Le même scénario - peut-être pire - va se produire. Je n’ai pas tout raconté dans mon journal, j’ai fait flipper mes proches. Je ne sais pas si j’ai les épaules pour encaisser un second choc d’une telle envergure (ça ne semble peut-être rien comme ça mais pour moi, avec tout ce que j’ai donné pour atteindre mon objectif mort, c’est le monde qui s’écroule).
Donc pour l’instant, il vaut probablement mieux que je ne fasse rien. Que je ne me relève pas mais que je ne m’enfonce pas non plus.

Je ne supporterais pas un autre échec, une autre chute.

Quoi que… Si, en fait, si. Peut-être.
J’ai beaucoup réfléchi ces derniers jours et je me suis posé la question que je me pose à chaque fois. "Pourquoi ?". "Pourquoi me faire traverser ça ?". J’en suis venu à la conclusion que l’optimisme c’est bien, c’est bon, mais ce que je faisais ça n’en était pas et que c’est pour ça que tout avait foiré. Moi j’étais tombée dans le despotisme. C’était soit je réussissais tout soit je foutais tout en l’air y compris ma santé mentale et potentiellement ma vie.

Je suis sortie d’une prison mentale pour me jeter dans une autre. Donc forcément, ça n’allait pas se passer comme ça. J’ai été recadrée. D’une manière que je trouve cruelle, certes, mais peut-être bien nécessaire d’une certaine façon.

Bref, c’est ce que je me suis dis pour remonter la pente.

J’ai du mal à profiter des vacances, du coup.

Déjà, j’ai passé deux jours effrénés à déménager et nettoyer mon studio de fond en comble pour l’état des lieux. Toute seule. J’ai enchaîné ça aux examens sans avoir pris le temps de me reposer (le délai était trop court).

Dans les jours qui viennent, j’ai quelques trucs de prévus… Un repas d’anniversaire, une sortie avec Charlize, une avec Vanina, une avec mon frère… après ça je me prendrai deux jours pour buller totalement, j’en meurs d’envie !

Je me lève tous les matins à 6h, bouffée par l’angoisse, incapable de passer à autre chose. Comme une droguée, mal à l’aise avec ma conscience dès que je n’ai pas un cours en main. C’est pathétique. C’est douloureux.

Mais j’essaie de me montrer patiente. Je reconnais que j’ai craqué, ces derniers temps, j’ai envoyé bouler pas mal de gens. Je me suis même aperçue que j’ai envoyé bouler plusieurs personnes de JI même (c’était il y a pas mal de temps, sur mon forum, mais je demande à ceux qui se reconnaîtront de bien vouloir me pardonner, s’il vous plaît).

J’essaie de retrouver le calme et la sérénité. Doucement. J’essaie de me remettre sur le droit chemin. De chasser le dictateur dans ma tête, qui est revenu sournoisement et qui une nouvelle fois a commis d’impressionnants dégâts dans ma façon de penser et de voir les choses. Qui a brûlé de grands hectares de ma conscience.

J’essaie juste d’être quelqu’un de bien… quelqu’un de bien qui va bien. Je fais juste de mon mieux, mais c’est pas aussi simple que ça n’y paraît.