Effeuille mes rêves

Petit secret

Je vais pas écrire tout ce qui suit en public à cause de ma fierté.

Mais les choses sont actuellement réellement en train de changer.

Genre hier, avec Paula et Vanina… on a fait les boutiques. Et. J’ai. Aimé. Wow !  !  !

Bon ça a pas duré longtemps non plus hein ! Et je cherchais pour moi en même temps, donc forcément j’étais plutôt investie. C’est même moi qui ai lancé les hostilités : j’ai enfin trouvé un sac parfait pour les cours pour la rentrée… et ensuite je me suis dit qu’il me fallait un t-shirt ou deux ; et ensuite j’ai découvert le miracle du legging. Et voilà ! OhMy mais je rigole pas, le leggins c’est magique !  !  ! Comme m’avait dit Vanina : confortable comme un jogging mais esthétique comme un jean => PARFAIT.

Oui, donc j’ai mis cet écrit en privé parce je parle de vêtements… Et je trouve que c’est un sujet délicat quand on veut l’aborder sans paraître futile. Parce que derrière le "j’ai acheté ça et ça", on ne peut pas systématiquement répéter "oui mais je me suis toujours sentie comme ci et ça jusqu’à présent, donc ces achats prouvent quelque chose".

Bon le seul truc qui m’a chiffonnée… mais vraiment c’est pas grand-chose. J’aurais pas dû laisser aller ma curiosité, en fait c’est bien fait pour moi. Paula et Van' ont voulu voir le profil d’une ancienne connaissance sur Facebook, qui aurait tourné bizarre paraissait-il. Et du coup, ensuite, on a regardé le profil d’autres personnes qu’on avait connu au lycée. (Le truc que je m’étais dit que je ferais jamais… En même temps j’ai jamais dit que j’étais une sainte, donc bon, vu que tout le monde fait ça et que ça fait du mal à personne… c’est presque l’un des principes de Facebook). Et j’ai demandé - avec un faux détachement étudié - à voir les profils de mes ex-meilleures amies du collège (celles qui m’avaient brisé le cœur).

Et bon, ça m’a fait mal. Un peu. Juste un peu parce que je sais que c’est le "syndrome Facebook", celui qui montre la vie des gens sous un jour meilleur - et donc artificiel. Complètement consciente de ça. N’empêche que quand j’ai vu qu’elles sont toujours super proches, qu’elles ont des tas d’amis qui les adorent, un copain avec qui ça a l’air sérieux, une vie bien remplie et pleine de joie… j’ai eu un pincement au cœur. Écrit privé, je peux même dire que je les ai enviées. Contrairement à mon dernier rêve, elles s’en sont super bien sorti, et moi par contre je suis toujours à la ramasse.

J’ai peur d’écrire que les choses ont changé, parce que j’ai peur que ce faisant le changement stagne. Qu’il se dise : "Bon ben voilà j’ai bougé un peu comme elle voulait, maintenant retraite !". Il a pas intérêt… Là ça change, mais va falloir atteindre un certain degrés de changement avant d’en arriver au stade où je redeviens "viable".

J’vais aller faire des roulades avec mon legging, youhou !  !  !

EDIT : Et puis en fait… Non, j’assume. Écrit public.
Par contre, si n’importe quelle personne que j’ai cité ci-dessus tombe ici… Démasquée direct. Je ne sais pas si j’arriverais à réagir avec autant de dignité que les autres diaristes à qui c’est arrivé. Sincèrement. Au pire, je réduirai les gens au silence avec mon super-legging-tellement-génial-qu’il-a-sûrement-gogo-gadget-intégré-ça-m’étonnerait-même-pas-incluant-un-kit-de-neutralisation.