Effeuille mes rêves

Petite nature

Y’a plein de trucs que je voudrais raconter mais ça ne me concerne pas directement, donc je ne me sens pas légitime à le faire.

C’est frustrant !  !

Mais bref.

Ce matin, j’ai décidé de sécher les deux premières heures. J’me sentais pas bien hier soir et l’idée m’a réconfortée.
Là je vais mieux.

J’ai simplement hâte d’être à ce soir, quand le cours difficile sera passé.
On a un mini-exposé à faire devant tout le monde… j’ai horreur de ça. Il va pas durer longtemps mais ça me rend dingue d’y penser. C’est à cause de ça que je me sentais pas bien.
J’ai la voix qui tremble quand je parle devant des gens, on dirait que je suis à deux doigts de pleurer, et c’est pathétique. Et certaines personnes qui m’impressionnent vont entendre ça…

Et puis après y’a le cours difficile en lui-même qu’il faut passer.

J’ai pas encore pris de Lexomil mais je les garde sous le coude.
Mes parents s’inquiètent du coup. Je les rassure mais je comprends : c’est dommage parce que j’avais tenu plusieurs mois sans m’en remettre aux cachets mais depuis la semaine dernière je ne résiste plus.

La fatigue, probablement.

Je suis une petite nature faut croire.

En parlant de nature, le printemps arrive et ça se voit. Tout le monde parle d’amour, à toutes les sauces, même sur ce site, et ça me fait péter un câble.
Je suis contente pour ceux qui connaissent ça, bien sûr, mais…

J’attends quelque chose de la vie. Quelque chose d’AUTRE que les mêmes histoires qui se répètent éternellement.

Quelque chose de spécial. Quelque chose que peu de gens auraient touché… Un truc qui sorte de l’ordinaire.

Sauf que je ne suis absolument pas le genre de candidate qui mériterait qu’un tel truc lui arrive.
Je n’ai rien de spécial en moi. Je n’ai rien d’intéressant. Il n’y a même pas une chance sur un million pour qu’on me fasse un cadeau de cette envergure.

Et puis je suppose que tout le monde veut ça.

Je suis fatiguée d’être comme tout le monde. Dans le mauvais sens du terme. D’avoir tous les mauvais côtés du "comme tout le monde" mais aucun des bons. J’me sens pas vraiment humaine, mais en même temps désespérément banale et pitoyable.

Enfin bon, du coup, rien de bien nouveau dans mon journal cette fois encore.
Même si j'adorerais qu’il se passe enfin quelque chose de neuf, de frais.

Je perds le contrôle de pas mal de choses.
C’est pas plus mal dans un certain sens, mais mon corps ne reflète malheureusement que trop bien cet état. Je grossis. Je me transforme. Et je ne fais rien pour changer ça, je suis trop fatiguée et trop obnubilée par les révisions.

(Et tout le monde me dit : "C’est normal, c’est la période des examens", sauf qu’ils oublient que des examens j’en ai en moyenne un par semaine depuis novembre non stop… donc "c’est la période" qui ne dure que huit mois en tout sans un jour de répit).

Ouais, je crois que l’arrivée du printemps me fait péter un câble.

Très petite nature décidément.

Heureusement que je garde l’optique de ce week-end : orgie de cinéma !

Et dire qu’il paraît qu’il neige ailleurs en France !  ! Je l’ai appris hier dans la plus grande surprise, comme quoi je suis vraiment coupée du monde dans ma bulle de travail… c’est triste.

Je suis une esclave en fait.
Comme tout le monde. Faut que j’arrête avec cette phrase. Elle est peut-être vraie mais elle m’enlève mon humanité, mon individualité, et elle me déprime grave. J’ai envie de pleurer. C’est pour ça que je suis venue me réfugier ici.

C’est pas grave, c’est juste un petit coup de mou mais…

Je veux autre chose que cette vie.

Comme tout le monde.