Effeuille mes rêves

Plus un cerveau

Je crains comme je me languis la fin de mes études.

Je crains ce temps qui passe, qui me file entre les doigts et duquel ne s’écoule que du jus de malheur - plus ou moins corsé selon les jours.
Je me languis d’être "libre", même si je sais que je vais forcément galérer. Je ne sais juste pas à quel point, y’a une part de chance aussi j’imagine.

Je vais mieux depuis mon dernier écrit. Je profite de mes derniers jours de vacances. Va y avoir du boulot pendant ces prochaines semaines, les vacances d’été (pendant lesquelles j’aurai de toute façon plein de stages) vont se faire ardemment prier.

J’essaie chaque matin de me dire "aujourd’hui, tu vas être contente toute la journée !". De me poser dans une vibration de joie. D’accueillir tout ce qui vient comme une bonne chose, même les potentielles mauvaises nouvelles dont mon quotidien est depuis neuf mois assailli. Neuf mois, c’est le chiffre de la gestation : peut-être que la vie va accoucher de mon bonheur maintenant, ha ! Non, ça ne marche pas comme ça. On créé son bonheur, c’est un chemin pas une destination. Mais j’aime bien l’image.

Sinon j’adore ma ville. Je me promenais ce matin et j’ai ressenti une bouffée d’amour en errant sur les pavés… La ville où je fais mes études est sympa aussi, mais "ma" ville c’est ma ville quoi. Magnifique.