Effeuille mes rêves

Pourquoi Future-Moi reviendra

Entre deux réflexions et tirages de carte de tarot, je crois que j’ai compris.

La raison pour laquelle un jour je me replongerai dans mes anciens écrits. Ce que Future-Moi y cherchera.

C’est ironique parce qu’admettons que j’aie RÉELLEMENT pigé le truc. Que j’anticipe effectivement sur un évènement à venir.
Je ne saurai jamais si j’ai eu raison car :

  • Soit ce sera efficace et je ne verrai rien car j’aurai pris des dispositions pour l’éviter ;

  • Soit ce sera efficace et je le verrai mais tous les paramètres en jeu et le fait que je ne puisse jamais connaître ce qui aurait pu être me séparera à tout jamais de cette connaissance pure ;

  • Soit ce ne sera pas efficace, je m’en apercevrai, mais ne verrai fatalement pas où j’ai commis une erreur ;

  • Soit ce ne sera pas efficace, je n’en saurai rien, mais ne saurai jamais non plus en quoi j’ai eu tort ou raison.

Quoi qu’il en soit : je persiste à écrire et à me casser la tête. Je suis ainsi faite.

Donc. Je me doutais que ça avait un rapport avec ma vision de l’amour. À l’avenir, je traverserai une grosse période de crise dans ma relation (ou mon célibat, selon ce qu’il se passe), et je remettrai tout fortement en question. Au point d’être tellement embrouillée dans mes sentiments que je ne serai plus capable de penser.
Enfin : de penser clairement. Logiquement. Et quelle est la période de ma vie où j’ai le plus dû me battre pour mettre de la logique dans le chaos mental qui bourdonne en fond sonore dans ma tête ?

Maintenant.

Donc je me suis fait une fiche. Une fiche récapitulative de ce qu’aimer (dans mon cas, du moins) doit être. Des pièges à éviter et comment garder la tête froide malgré le bonheur de ces effusions de sentiments tout chauds.

Je vais l’écrire ici, pendant que j’y suis. Ce sont peut-être d’IMMENSES conneries, mais je pars du principe que je ne serai jamais complètement sûre que mes carnets me suivront où que j’aille toute ma vie.

Voici donc mon pense-bête :

Tu es d’égale importance par rapport aux autres. Ainsi, il ne sera jamais égoïste de TOUJOURS chercher à être en accord avec toi-même, d’être authentique et fidèle à tes envies/désirs/choix/etc avant de contribuer au bonheur d’un autre – qui qu’il soit.
Chaque adulte ici bas n’est responsable que de lui-même.
Ton « aura » ne doit jamais être diminuée. L’amour fusion complète n’est pas réel. Une relation amoureuse se choisit et se construit. À chaque instant, ton intégrité et ton indépendance doivent être préservées et avoir l’occasion de s’exprimer. Cette incertitude qui fait que l’on ne peut jamais être certain à 100% de l’avenir fait partie de la condition d’être humain. Elle fait donc partie de la relation. L’amour terrestre (amoureux) n’est pas un. Il est le résultat de deux composantes uniques. 1 + 1 = 3.
Conserve donc toujours ton indépendance ; de pensée, affective, etc. C’est à TOI de te gérer en permanence, et à personne d’autre. Garde toujours en tête TES raisons d’aimer la vie. Ta vie.

Le "adulte" est très important. Je me souviens de ma façon de penser, à propos du sujet, quand j’étais ado. J’ai tout fait pour être la plus juste possible, prendre TOUTES les données en compte. Être objective, précise, pile dans le vrai ; mais je vois désormais les points sur lesquels je me suis faite avoir.

Ce sont ceux desquels j’étais le plus absolument certaine.

"Non mais moi ça sera différent. Je peux me permettre donc de faire ce que je sais être une bêtise".

Les ados sont des enfants avec énormément de libertés. Il n’y a rien de mal à être un enfant ; cela ne diminue en rien au contraire c’est quelque chose de fabuleux, une liberté qu’on ne perd pas forcément après mais qui se transforme inévitablement.
La vie actuelle, celle du XXIème siècle, met énormément de bâtons dans les roues des adolescents et les imprègne de fausses croyances. C’est dur d’en être un aujourd’hui. Malgré toutes ces choses qui sont facilitées.

La preuve en est de ce sentiment de perdition qui touche beaucoup de personnes. Le sentiment de n’être personne, celui de ne pas pouvoir envisager/gérer le coefficient de hasard de la vie, de se perdre dans des idées sans fond (euphorisantes ou dépressives) qui font tourner la tête des années encore après leur départ…

Je m’excuse si mes propos sonnent arrogants ou autre. Ce que je dis ne vaut bien sûr que pour moi, je ne pourrai jamais prétendre le contraire.
Je ne détiendrai jamais de vérité divine. Mais dans ce journal qui reflète mon évolution, c’est quelque chose de gigantesque que je me dois donc d’inclure. Avec mes formulations sûrement maladroites.