Effeuille mes rêves

Pratchtête

Oooooooh ma tête.

J’ai l’impression qu’elle va exploser. Mais en même temps ça fait du bien. Haha, ça me fait penser au personnage de La Mort dans l’univers de Terry Pratchett, pour en parler l’auteur dit souvent "La Mort est de sexe masculin, parce que c’est un mâle nécessaire". Un mal/mâle nécessaire. Ça me fait toujours rire.

Cette semaine, ça a été "un jour, un thérapeute". D’où mon épuisement. Mais dans le bon sens.
Le côté moins positif, maintenant, c’est que j’ai mes méga-exams-de-la-mort-qui-tue qui approchent (dans deux semaines à peu près), et faut un an pour s’y préparer normalement et moi je dois tout condenser en quinze jours. Parce que ça a été avancé et qu’on a tous été prévenus y’a pas très longtemps, et qu’en plus j’ai eu des crises tellement violentes que je n’ai pas pu travailler.

Je suis vraiment pas rassurée du coup. Je vais faire de mon mieux mais… je sais pas.

Donc : j’ai vu la psychologue ce matin. Nouvelle. Je l’aime bien ! Ce qu’elle me propose me plaît beaucoup.

C’est marrant parce qu’avant d’aller la voir (pendant que je cherchais la bonne rue) je me suis aperçue que tous les thérapeutes voire les gens à qui j’ai parlé de "tout ça" ces derniers temps, surtout cette semaine, ont dit à un moment donné : "Vous êtes jeune". Comme si ça aggravait les choses. J’avoue que j’ai pas bien compris à chaque fois pourquoi on me disait ça : un adulte qui souffre a droit à autant de compassion qu’un adolescent ou un enfant… la souffrance, je parle de souffrance vraiment forte, c’est terrible. Y’a pas de niveau, dans ma tête, pas de degrés différents : c’est abominablement douloureux et triste de voir un enfant en détresse, mais c’est le même sentiment face à un adulte.

Enfin bref. Je me suis souvenue de cette phrase.
Et vu que je savais que c’était la dernière nouvelle thérapeute que je rencontrais, j’ai pensé : "Si jamais elle aussi te le dit… ça voudra dire que tout va bien se passer, dans le sens où tu vas aller mieux, vraiment, pour de bon, qu’il se passera des choses vraiment cool et géniales dans ta vie et tout".

Et donc j’ai plusieurs pistes, pas franchement inédites mais un peu différentes, pour continuer. Je ne dis pas que ça va forcément marcher parce que je ne contrôle pas 80% des évènements à suivre, mais disons que y’a de bonnes chances.
Ces examens à venir, quand même, c’est chaud ! On en a déjà eu de ce style, c’est pas non plus quelque chose d’inconcevable, mais là leur importance est quadruplée par rapport à ce qui a été vu, donc forcément faut s’y prendre différemment. Et mon retard et ma fatigue m’inquiètent énormément.

Elle m’a fait plaisir, la psychothérapeute, en reconnaissant que j’avais fait des efforts. Que j’avais beaucoup de volonté. Je n’irai pas jusqu’à dire que ça l’a impressionnée, mais j’ai été très reconnaissante qu’elle me dise tout ça en tout cas !
Je lui ai parlé de tout ce que je fais, déjà, pour m’en sortir, et elle m’a dit que c’était parfait. Le sport, la méditation, les travaux sur la respiration, et sur moi-même… Je suis vraiment soulagée qu’elle l’ait vu.

Elle m’a dit que mon manque de confiance et d’estime de moi étaient très très très intenses. Que je m’écœurais par moment. Et c’est vrai, j’ai même pas relevé sur le coup. Visiblement, c’est pas normal. J’imagine que quand on le lit, ça frappe, mais vraiment moi c’est tellement ancré… enfin ce serait bien si ça pouvait changer.

Ah, et la phrase… "Vous êtes jeune". Oui, elle l’a dite.