Effeuille mes rêves

Prudence

Je réalise que ça m’a aidée, d’être "Aloha", tout ce temps. Je ne sais pas pourquoi cette idée me vient, mais je sais que c’est vrai. Ça m’a aidée à me relever.
Écrire ici c’est se montrer, se renouveler, sans subir de préjugés. Les préjugés, les moqueries, les méchancetés, peuvent vraiment ruiner quelqu’un. Les mots ont réellement un pouvoir. C’est con que ça se ne contrôle pas facilement.

Et un autre truc que je voulais écrire… ça n’est pas vraiment intéressant mais bon : je suis allée saluer une copine, tout à l’heure, et elle m’a dit qu’elle me trouvait très joyeuse. Ce qui était le cas. Elle m’a demandé pourquoi j’étais aussi contente - si c’était parce que j’avais un copain. J’ai ri - sincèrement -, ai dit que non, et j’ai ajouté presque avec bonheur qu’on a pas besoin d’être en couple pour aimer la vie.

Aimer la vie. J’ai dit ça !

Je le pensais vraiment. Et sur le coup, j’ai été fière de ça.
Ok, pour cette histoire de couple je suis très certainement dans l’extrême inverse - et les extrêmes c’est jamais bon -, mais au moins je n’ai jamais remis mon bonheur entre les mains de quelqu’un d’autre. J’ai toujours réfléchi en premier. Trop réfléchi, certes, mais je ne me suis pas laissée… "aller". Je ne me suis jamais trahie. Je n’arrive pas à bien écrire la nuance. Mais j’ai "spontanément" évité plusieurs erreurs que j’ai longtemps observé ailleurs. C’est encore un souvenir d’enfance. Un truc, une notion, que j’avais saisie tôt et que je n’ai pas voulu oublier en grandissant.

Bon, j’ai oublié finalement. Mais inconsciemment… quelque chose est resté. J’aime bien ce quelque chose. Même s’il ne m’empêche pas de faire régulièrement des trucs bêbêtes ou quoi.

Revenons à la joie. Je ne sais pas ce que c’est, ce nouveau truc qui est en moi, mais ça me plaît. C’est là où je devais en arriver. Je ne suis pas sûre de reconnaître le moment dans ma vie où j’ai dévié et où j’ai perdu ça - et suis tombée dans la dépression - mais je comprends qu’elle a été là pour me ramener vers ça. Vers ce truc. Cette joie, ce plaisir de vivre.

Je l’ai toujours su que c’était le but. Seulement, je croyais que je n’y arriverai jamais.

J’ai envie de faire quelque chose de bien de tout ce que je ressens actuellement.

Je ne veux pas simplement écrire de belles paroles sur mon journal. Des phrases en apparence joyeuses mais sans réelle profondeur. Je veux sonner vraie. Je veux transmettre. Je veux faire quelque chose de ma vie, de tout ça.

Mais je ne sais pas par où commencer. Mes études deviennent encore plus prenantes qu’avant. Alors je n’ai pas une marge de manœuvre immense.
J’aide qui je peux autour de moi mais… ça ne me suffit pas.

J’attends de voir et j’espère trouver une solution. J’ai encore peur que tout ça ne s’envole, pour être honnête, ce n’est pas la première fois où j’écris ici que je semble vraiment guérie et prête pour la vraie vie. Alors j’attends encore un peu. Prudemment.

EDIT : Tout compte fait, cette année encore, j’ai des voisins assez frustrants.
Ça pourrait être pire c’est clair donc ça ne me dérange pas réellement. Mais bon. Ils me font lever les yeux au ciel par moments. Je me demande comment seront les choses en janvier ?

EDIT 2 : Bon ok… Finalement je bade. Chute de moral. Va savoir pourquoi mais j’ai à nouveau le cœur tout lourd. Mais c’est pas grave, c’est pas grave, je dois m’y habituer. Accepter. Pour que ça parte plus vite. Ne surtout pas m’appesantir là-dessus (comme je le fais depuis deux heures).
Je suis inquiète parce que je me souviens que j’ai déjà eu une période comme ça où je sentais de la joie pure. Mais où j’avais des accès de tristesse lourds encore de temps en temps. Au final, ce sont eux qui ont eu le dessus et j’ai dû tout recommencer. Je ne sais pas ce que j’avais fait de travers, mais cette fois, il faut que je réussisse à m’en défaire. Sortir de ce schéma.

Je peux le faire. J’en suis sûre. Je peux le faire. Je dois le faire.