Effeuille mes rêves

Quand on vit une scène de film (hier)

Bon, c’est passé, c’est passé. Ça va être compliqué d’arrêter de fêter Noël…
Je ne suis pas du genre à ruer dans les brancards pour le plaisir du chaos, mais le fait que ce soit une tradition si ancrée quel que soit le contexte dans lequel on choisit d’évoluer… Ça me paraît anormal. Louche.

Je pense à tous ces gens qui se forcent à le fêter en réunion de famille. Mon ventre se tort à chaque témoignage. Ceux et celles qui se retrouvent avec des personnages - presque caricaturaux - qu’ils n’aiment pas, qui sont étroits d’esprit, qui les font souffrir...
Ça me brise le cœur.

On verra comment j’ai l’occasion de le suggérer au programme l’année prochaine. Ok pour faire un repas simple avec "la Base". Les piliers. Mes grands-parents + mon oncle + mon frère et ma mère d’un côté ; et mon père et mon frère de l’autre (au moins c’est ce qu’on fait depuis pas mal de temps de toute façon). Mais que ça.

Évidemment que recevoir et faire des cadeaux me fait plaisir. Mais je ne PEUX pas m’empêcher de penser à ceux qui n’ont rien… Jusqu’à l’obsession.
Je ne peux pas.
Alors, dès l’année prochaine, je prendrai des… dispositions ?

Je suis incapable de prévoir le futur - même le mien - mais sincèrement : j’espère. Que je ne lâcherai pas cette idée. Elle me tient à cœur. Elle n’est qu’une succession de mots anonymes sur mon journal en ligne, c’est vrai… Et je ne suis qu’une anonyme parmi tous ces gens. Qui suis-je pour trouver le bonheur là où d’autres ont vu leurs espoirs déçus ?

Oui, j’ai peur. Mais - eh ! - je vais continuer à faire de mon mieux !

Personne ne peut lire dans ma tête. Personne ne peut voir que mes ressentis sont aussi vivants que les siens… Et l’inverse est également vrai.
C’est l’une des règles du jeu. Il faut composer avec plutôt que lutter en vain contre.

On joue le jeu. Même quand on n’a plus envie de jouer. C’est la règle, héhéhé. La règle. On ne la choisit pas. Bon. Pourquoi pas. La même règle pour tout le monde, tous les individus de la planète.

Ah, et j’ai une excellente nouvelle !

J’ai eu une illumination.

Je sais. Je sais quel est le rôle de Jareth dans ma vie. Tu comprends, Future-Moi ? Ça veut dire que j’ai BRISÉ le schéma !  !  ! Je n’y croyais plus, c’est dingue ! Un miracle !
Je suis libérée de cette leçon de vie. Car je l’ai acquise. Mini ola pour nous ?

Je vais plutôt écrire tout ça. Que le monde SACHE. (Comprends que je suis enthousiaste, je ne me prends pas pour qui je ne suis pas ; on est d’accord).

Jareth. Cette attirance irrépressible pour un homme qui je le sais ne me correspond pas. Est dangereux pour moi. "Malsain". Toxique on pourrait même dire !
Franchement : en six ans, ce que je sais de lui, c’est qu’il est enfermé dans son monde parallèle arrogant et rempli de privilèges dus à certains (dont lui bien sûr), misogyne XXL, méprisant envers les autres, défectueux au niveau de la notion de respect etc etc. Alors pourquoi ce désir persistant pour lui ?

Eh bien voilà, Future-Moi, Sœurs et Humanité (pardon je m’emballe à cause de l’entrain), on choisit son partenaire. On ne le subit pas.

C’est tout bête. Être en couple avec quelqu’un uniquement pour le feu du tout début, le statut, ou faire/élever des enfants, ou toute autre raison… Oh, on peut être heureux ainsi. J’imagine. Si c’est ce que l’on désire. On en a le droit, bien sûr, je ne juge pas.
Mais quand on recherche l’amour ? Pas seulement l’amour passionnel qu’on brûle de vivre dès qu’on est en âge d’en rêver, mais le vrai, celui qui dure et qui offre une place si importante dans notre vie.

Non, ça ne me paraît pas être une solution logique.

On ne tombe pas sur quelqu’un, comme ça, envoyé par le destin, les signes, etc. On le choisit. Être impérieusement attiré par une personne ne signifie pas qu’il s’agit de notre âme-sœur et de la seule et unique personne qui nous conviendra. Au contraire. C’est un élément entièrement SUBJECTIF, une réaction incontrôlable de l’inconscient, qui se manifeste.

Aucune garantie de bonheur ou de compatibilité. Aucune garantie de ne pas avoir flashé sur un type style goujat/"salaud"/rustre.
Le monde ne gravite pas subitement autour de cette attirance aléatoire ! C’est tombé sur cette personne. Bien. Ça aurait pu tomber sur telle autre ou telle autre ! On est plus de 66,3 millions ne serait-ce qu’en France… Les autres personnalités et surtout les autres possibilités cessent alors d’exister ? NON !

Tout est EXACTEMENT pareil à ce qu’étaient les choses avant d’avoir cet insensé coup de foudre !

Il n’y a pas une seule et unique chance à saisir. Il y a plusieurs potentiels pour chaque vie. On choisit, réellement.

Alors, oui : ce type m’attire et m’intrigue toujours autant. Mais maintenant je sais. Je sais quel est mon chemin. Je sais qu’il faut savoir résister et affûter sa volonté. À chaque étape de sa vie, facile à vive ou pas.

Il paraît qu’un homme ne change jamais dans sa nature. Je l’ai lu quelque part. Je ne sais pas si c’est vrai. Je ne sais pas si la moindre de mes "opinions" l’est. Mais cela me paraît envisageable.

Bon et pour finir : j’ai vécu une véritable scène de film hier.

"L’Histoire Sans Fin" pour être exacte. Cette séquence où Bastien se cache pour lire ? C’est exactement ce que j’ai fait ! En immersion professionnelle. Il n’y avait personne alors tous ont décidé de faire un goûter.
Les goûters - dans le sens rassemblement festif - m’angoissent. Ils m’ont toujours angoissée. Alors je me suis éclipsée. Et j’étais HYPER fière de moi. De m’en tenir à mon ressenti. À ce que je voulais vraiment. Je n’ai pas été entraînée par Cathel et je n’en ai pas profité pour approcher Jareth. J’ai fait ce que je voulais faire.

C’est idiot, je sais. Ma famille commence à s’inquiéter parce que je m’isole de tout et tout le monde. En apparence. En vérité, je ne me suis jamais sentie aussi riche à l’intérieur.