Effeuille mes rêves

Quatre heures du matin, brou !!

Je me suis encore réveillée à 4h du matin.

Mon cerveau a officiellement décroché. Pas possible d’avoir aussi peu de jugeote.

Bon aussi je me suis mis la pression… Cours difficile ce matin et demain. Avant de m’endormir, j’ai pas pu m’empêcher de penser que si je me réveillais un peu en avance pour relire tranquille, ça serait bien. Et que j’utiliserais le rab de temps pour réviser l’examen de cette aprèm.

Du coup, Cerveau a dit : "Bon bah j’ai pigé ! Un peu en avance. 4h du matin ça devrait le faire, non ?".

Sauf que mon examen commence relativement tard dans l’aprèm. J’ai peur de piquer du nez avant…

Je crois que le plus judicieux, c’est de me programmer une micro-sieste avant. Pourtant, j’ai pas tout bien réviser, y’a plein de trucs que je sais pas encore. Donc j’hésite vraiment.

Tellement hâte que ça soit fini.

Les cours difficiles aussi, là, ils me saoûlent. Caly m’a dit que j’ai fait des progrès, que je ne les sèche plus. J’adore Caly, mais j’y crois moyen j’avoue.
Je ne sèche plus parce que y’a un quota d’absence et que je dois faire gaffe. C’est tout. Le maximum que je peux sécher, je le sèche.

Mais c’est vrai que depuis quelques temps, ça va mieux.

Je me suis débrouillée pour éviter Ivy. J’ai fait ça surtout pour ma famille, en fait. Parce que quand je leur ai parlé d’elle, ils m’ont tous dit : "Mais c’est pas possible ! ENCORE ? ! Pourquoi tu n’attires pas à toi des gens sympas, un peu ?". Et ça m’a fait prendre conscience qu’ils avaient raison.
Je dis pas que je suis la fille la plus cool de la planète (LOIN de là), mais je fais des efforts pour être bien avec tout le monde, pour que le plus de gens se sentent à l’aise quand ils sont avec moi. Et en retour, je ne rencontre que des fous qui me mettent le moral à zéro ou bien qui se fichent de ce que je ressens.

Donc je me suis éloignée. Et je vais mieux du coup je dois dire.

Il y a encore Cathel qui me pose des petits soucis parfois… Mais pour le coup, c’est vraiment une amie donc je ne peux pas la lâcher comme ça !

Faut endurer un peu. Je suppose.

Ça me saoûle ces cours difficiles. Ça me saoûle de pas me sentir bien face aux autres parce que je me trouve trop grosse ou trop moche ou que je me sens fusillée du regard pour commettre le crime d’exister. Alors qu’il y a de grandes chances pour qu’ils s’en foutent de ma pomme. Et que je le sais. Mais que je ne peux m’empêcher de baliser quand même.
Ça me saoûle aussi de me sentir minable dès que je vois Jareth. Juste parce que c’est le BG populaire - exactement le même que dans les séries américaines (je pensais pas que l’univers avait un sens de l’humour aussi absurde) - et que moi je suis la nana timide bourrée de défauts et de complexes qui veut bien faire mais se plante quasi systématiquement. Plus cliché, tu meurs. J’ai lâché l’affaire depuis longtemps avec cette histoire ; mais y’a la partie de moi qui complexe (face à ce qu’il représente, face à ces filles parfaites qui lui tournent autour, face aux ricanements avec ses potes) et qui se ratatine de trouille dès qu’elle le voit.

Ça CRAINT.

Et pourtant, je reviens de loin, j’ai travaillé sur moi et tout - appris à prendre soin de moi, appris à m’aimer un minimum… - mais y’a toujours des restes.
En même temps, si on pouvait tout changer du jour au lendemain en claquant des doigts… tout le monde le ferait et la vie serait super simple.

Mais comme à chaque fois que je fais des progrès vient un moment où je me stoppe net dans mon élan et que je stagne pendant des plombes… voilà, j’ai peur d’en être arrivé là aujourd’hui.

De faire les trois pas en arrière que sous-entend ce bond de géant vers l’avant.

J’ai pas envie de stagner ! ! Pas après tous ces efforts !
Je veux dire : tout ce que j’ai effectué, ça a été dur, ça m’a coûté, mais ça ne vaut rien si je ne vais pas jusqu’au bout. Et quand je dis "si je stagne", je parle de la partie de moi que je ne contrôle pas. La partie qui si elle décide de m’entraîner au fond, elle le fera sans me demander mon avis. C’est la partie que je ne peux pas sauver. La partie qui heureusement la met en veilleuse pour le moment.

M’enfin. On verra bien.

On va y aller un pas à la fois. Avant d’être en vacances (J - 56) (environ), j’ai hâte d’être à ce soir !