Effeuille mes rêves

Quatre semaines

Je cherche des idées de cadeau de Noël pour mes parents. Un p"tit truc original et pas trop cher à leur offrir pour les surprendre, en plus de leur "vrai" cadeau.

Comme d’hab', j’y pense au dernier moment. [Oups.. !]

Je révise pas aujourd’hui sinon. Je suis trop contente !
Ça fait tellement du bien une journée de repos une fois de temps en temps. Et j’ai compté : plus que quatre semaines avant les vacances ! Pas de calendrier de l’avent cette année. Ça me fait bizarre comme idée mais j’ai vraiment trop déconné niveau bouffe alors je respecterai cette décision.

J’ai passé une heure à écrire dans mon journal manuscrit (que j’ai retrouvé !) en regardant les oiseaux voler et les nuages défiler. Mon Dieu que c’est beau.
Franchement, je pourrais y passer des heures.

Je vais bien. Vraiment, je vais bien. Et je n’ai peut-être pas - comme je l’ai déjà écrit - les mots exacts pour en parler mais c’est là et ça irradie doucement.
Ce n’est pas un bonheur extraverti, ce n’est pas une joie contagieuse. Mais C’est.
J’crois que c’est ça ma mission, aussi. Aménager plus d’espaces positifs et d’amour dans ma p’tite vie. Il se passe pas grand-chose dedans c’est vrai qu’elle est pas bien passionnante mais elle est et c’est quelque chose de… wow !
Je sais que je parle comme une illuminée (je me fais penser à certains de mes profs pas très bien vus par les autres élèves) mais quand je pense à ce que j’ai été il y a quelques temps… J’ai envie d’éclater de rire ! Je bourdonne peut-être pas de soif de vivre 100% du temps mais je m’en sors vraiment pas mal du tout et je suis contente et fière de moi pour ça.
Traverser ces épreuves m’ont rendu un peu d’estime pour moi-même. Et si on ne comprend pas de quoi je veux parler, qu’on me rabaisse ou qu’on minimise les choses, bah je m’en fous. Bon c’est de ma faute parce que je n’ai pas trouvé les mots là encore mais ce n’est pas grave, c’est ça que je veux dire.

Il y a toujours ces petites voix en moi qui me disent que les gens qui me lisent ou qui me côtoient me détestent. Tout le temps. Quoi que je fasse. Parce que je me plains trop, parce que je ne me bats pas assez, parce que je ne suis pas suffisamment digne ou parfaite.
Mais j’arrive à les faire taire, pendant un bon moment. Ce qui n’est pas encore l’idéal mais c’est un effort non-négligeable !

J’ai commencé à lire "De grandes espérances" de Charles Dickens, sinon.
Je n’ai choisi ce livre qu’à cause de son titre et de son résumé : parce que j’attends un miracle moi aussi.
Je crois - je peux bien évidemment me tromper mais j’ai envie d’y croire - que je vais recevoir un cadeau de la vie à Noël. C’est pas sûr hein c’est juste un embryon d’intuition. C’est une pensée horriblement prétentieuse mais je la pose avec sincérité, en espérant ne pas être déçue.
De toute façon je ne pourrai pas être déçue : c’est un bonus. Je ne le mérite pas ce cadeau, pas plus qu’un(e) autre, donc je n’ai rien à attendre concrètement.

Je me demande ce que je pourrais lui offrir, moi, à la vie ?

Se battre pour ce qu’on veut, choisir son destin, c’est super mais il faut aussi - voire surtout - savoir accepter ce qu’elle veut bien nous donner au lieu de vouloir prendre à tout prix.
Ça ne veut pas dire rester passivement dans son coin à bêtement souhaiter que tout nous tombe tout cuit dans la bouche, ce n’est pas ce que je veux dire. Je sais bien sûr que si les grands hommes de notre histoire étaient restés sagement dans leur coin en se contentant de leur sort plus ou moins enviable, bah le monde serait encore plus triste ; mais au contraire mon affirmation englobe leur attitude. Seulement je ne trouve pas mes mots pour exprimer mes idées les plus (relativement) importantes. C’est principalement la notion de "prendre à tout prix" qui m’intrigue. À tout prix. Ça peut si facilement aller tellement loin - dans le mauvais sens. Prendre au mépris de tout le reste, du respect, des sentiments.

Bref, c’est un prof qui nous a dit ça, je réfléchis encore aux implications de sa phrase.

Oh et sinon j’ai des palpitations cardiaques un peu bizarres depuis deux jours.
Mais ce n’est sûrement rien d’important. Je me fais des films comme d’habitude ; ça va passer.