Effeuille mes rêves

Que je ne sois pas

C’est quoi d’ailleurs la définition exacte de "se plaindre" ?

Quand on ne se pose pas en victime mais qu’on reste réaliste. Histoire d’être efficace. Direct.
Quand tout manque de repère, qu’on est giflé et chahuté dans tous les sens. Certes, c’est mérité. Mais j’ai besoin de temps pour changer. Mon niveau d’effort m’entraîne au bord de l’aliénation ; donc il ne reste que ça le temps.

Ce qui est, à mon âge, particulièrement cynique. Au passage.

Bref tout ça pour dire que j’ai demandé à être encadrée conditions exams en évaluation clinique. Que je me suis plantée.

J’ai vraiment un gros problème. Mais vraiment, ce n’est plus la timidité ou la dépression qui cloche. Y’a un palier franchi à découvrir, là.
Et j’ai peur que ça soit du gros dossier. Ce qui s’est passé ce soir n’aura pas d’influence sur l’obtention de mon diplôme, pas immédiate. Cependant je m’inquiète. De plus en plus. Ça devient dur de relativiser quand on se rend compte que jusque là on me considérait (et soyons honnête : je me considérais aussi) comme une bonne éleve (pas excellente en résultat, mais sérieuse). Mais que là… Tout change. Je deviens non pas mauvaise, mais cancre !

Le cancre. J’ai toujours cru que c’était un statut qu’on choisissait, pas par bêtise mais par manque d’intérêt. Ce qui est un droit.
Mais pas un choix que j’envisageais pour moi. Que je désirais.

Tout s’effondre. Comme d’habitude, hein. J’vais pas prétendre que c’est la première fois.
Ça va, je gère mieux que les années précédentes. Mais 1) j’en ai marre que littéralement RIEN ne s’arrange malgré mes essais colossaux et 2) si ce cercle se reproduit chaque année que vais -je devenir ? Trouver du travail tout ça… Ça sent pas bon pour moi !

Allez. Médicaments. Douche. Dormir. Et demain on va en cours. Jusqu’à 20h30 oui mam’zelle.
On continue. On va jusqu’au bout. On avance quoi qu’il arrive. Même si on a pas de parapluie sous cette tempête de baffes-grêle.