Effeuille mes rêves

Questions, réponses, la vie tout ça... 42

Ça fait tellement longtemps que je ne suis plus sur ce site en tant que lectrice absolue que je me pose de drôles de questions.

À quel point ai-je perdu l’objectivité sur moi-même ? Ma capacité à prendre du recul et à comprendre ce que des inconnus repèrent immédiatement ?

Est-ce que les gens qui viennent ici et voient ces petits bouts de ma vie privée ont bien en tête que je peux m’être mal exprimée ? Parce que je sais que ça m’arrive souvent. Je m’exprime souvent mal. Un mot à la place d’un autre plus pointu. Ou alors - très récurrent - un mot simple derrière lequel je cache énormément de choses, bonnes ou mauvaises. Des choses que je n’ai pas toujours la possibilité d’expliquer. D’exprimer.

Mais quelque chose de très vif derrière tout ça. À chaque fois que je tape sur ce clavier. À chaque fois, oui.
C’est ardent et c’est dirigé vers des yeux que je ne connais pas. Que je ne maîtrise pas.

Est-ce qu’on peut lire le cœur de quelqu’un à travers la barrière des mots dans lesquels on a chacun mis une petite pépite de sens différente ? Des mots qui pour certains entraînent immédiatement un préjugé fixé par les aventures que la vie nous a fait traversé ?

Je me sens à l’étroit parfois dans ma carapace humaine. C’est drôle de dire ça. Non ? Qui ne s’est pas dit ça une seule fois dans sa vie ? J’imagine qu’on le pense tous un jour ou l’autre. Donc que c’est un sentiment commun à tous les humains ; le fait de ne plus vouloir être seulement humain… Hahaha.

Hum.

J’avais écrit que j’étais devenue accro aux auto-tirages de cartes de tarot de Marseille. Que j’avais caché mon jeu pour ne plus être tentée. J’ai craqué quelques fois mais globalement il n’est plus à portée de main, alors ça va mieux.
Cependant, je ne peux pas faire de même avec mon besoin de réponse. En fouillant dans mes affaires, en rangeant ma chambre, j’ai retrouvé un vieux document sur le Yi King. De ce que j’ai essayé, ça m’a soulagée. Sans me faire des nœuds au cerveau. Je ne peux pas vraiment décrire comment je me suis sentie après. Soulagée. Sûrement. Même si je n’ai pas eu d’illumination. J’étais angoissée, et l’angoisse s’est calmée. Et ça vraiment… c’est comme si quelque chose ressuscitait. Peut-être un peu d’espoir pour la suite.