Effeuille mes rêves

Rapports sociaux gelés

Je suis très froide dans mes échanges sms avec Sonny, pour le moment. Je prends conscience de certains trucs. Si je me sens mal à l’aise au point de me sentir agressée quoi qu’elle écrive, c’est que y’a peut-être une raison… Si je ne supporte plus ses agissements contradictoires c’est p’tètre parce que j’en ai ma claque d’être celle qui laisse tout passer mais qu’on prend pour une gourde.
Bref. J’ai pas ouvert ce nouvel écrit pour parler d’elle.

Je suis un peu agitée. Ce soir, il y a une fête en ville, avec un feu d’artifices et des petits spectacles dans tous les coins de rue. Je n’y suis jamais allée. Mais j’ai toujours voulu.
C’est Vanina qui m’y a fait pensé. Elle n’y va pas, elle, mais des connaissances qu’on a en commun oui. Dont Paula.
J’ai envie d’y aller, pour une fois, mais j’hésite. Il y a une partie de moi qui fait la grimace à l’idée de voir du monde et de devoir traîner avec des gens à qui je ne sais pas toujours quoi dire, mais une autre lève les yeux au ciel et s’écrie : "Pour l’amour du ciel, Aloha, fais quelque chose de ta vie et bouge-toi un petit peu !!". Cette part a raison mais je lui en veux pour ça ; elle m’a vexée. Du coup, ça me donne envie de ne pas l’écouter. Mais bon, si je devais réagir ainsi à chaque fois...
Pour l’instant, je compte y aller. J’ai envoyé un texto à C. (je ne sais plus si je lui ai donné un nom dans ce journal...) pour tenter de m’incruster et j’attends sa réponse. Je suis nerveuse à l’idée de m’ennuyer en fin de compte mais je vais essayer d’aller jusqu’au bout.

Le truc, c’est que je suis fatiguée de stresser avant chaque sortie. C’est peut-être pour ça, au fond, que je n’en fais pas beaucoup : parce que m’y préparer mentalement me demande de fournir une énergie trop considérable.
Mais cette fois, je vais faire un effort, tiens. Et au pire - argument décisif - je m’y rends à pieds donc si je m’ennuie je pourrai rentrer de suite.

Mais j’ai vraiment envie de voir le feu d’artifice.

Je continue de me protéger, en réalité. Je le sens au fond de moi. Je me "force" à ressentir du détachement face à tout pour ne pas trop m’impliquer et ne pas risquer de souffrir. C’est bien de m’en rendre compte ; c’est un bon début.