Effeuille mes rêves

Réincarnation

Jouons à un jeu qui s’appelle : "Je guette un signe de la vie".

Point d’exclamation !

Je n’ai pas le droit de trier ce que la vie m’envoie bien évidemment. Je vais écrire ces prochains jours ce qu’il me passera par là tête, et c’est en relisant tout ça que le signe m’apparaîtra. Enfin, peut-être. On ne peut pas le forcer, bien sûr, ça fait partie des règles.

Je suis un peu vachement beaucoup épuisée. Mentalement +++. Plus envie de rien. Dépression le come-back. Si la vie veut bien jouer, j’aimerais répondre à l’une de ces questions :

  • Vais-je rencontrer quelqu’un de bien ? (On peut toujours rêver).

  • Est-ce que la maladie va enfin laisser un peu de place au bonheur ?

  • Est-ce que la réaction en chaîne de catastrophes à l’école va se suturer, voire s’inverser ?

  • Est-ce qu’un noyau de bonté/bonheur peut enfin occuper ma vie, au lieu de ce malheur sous médocs perpétuel ?

Oh mais dis comme ça, ça fait chouineuse. Bon. On laisse tomber les questions. Disons que c’est une idée générale à laquelle je défie la vie de répondre.

Ma dépression, je la vois comme un vilain chat miteux. Quand elle vient, je ne me dis plus "aaaaaah bon alors c’est moi le patron, donc tu dégages de là !", mais "oh, t’es là toi ? bon ok tu peux aller te pelotonner sur ma poitrine, j’vais m’allonger un moment...".

Je ne sais plus si je l’ai dit, mais je crois que Jareth et sa copine ont rompu. Ça me démoralise encore plus. C’est con hein ? Je me dis que 1) je ne suis pas son style, lui n’est pas le mien, ET J’AIMERAIS TANT POUVOIR RESTER COHÉRENTE AVEC CETTE PENSÉE ET ARRÊTER DE PENSER A LUI ; 2) il doit encore être fou amoureux d’elle, du moins c’est ce que je crois voir quand je le regarde ; et même s’il n’était pas un potentiel briseur de mon cœur en puissance, je n’ai et n’aurai aucune chance.

Et j’écris tout ça froidement. C’est la vérité, la réalité, point. C’est même pas ça qui me déprime. C’est juste la maladie, les faits en eux-mêmes ne sont pas plus mauvais que ça dans le fond.

Suis tellement fatiguée de vivre.

Qui pourrait vraiment me supporter telle que je suis, si je me confiais régulièrement et honnêtement à qui que ce soit ?

Je n’y crois pas. Personne ne pourrait. Amis comme petit ami. Personne. Alors. Je. Dois. Continuer. À. Encaisser. Pour ne pas surcharger ma famille.

Je n’arrive à rien faire bouger par la pensée. Essayer me met la tête dans un tourbillon flou et vitreux pas possible. Faudra sûrement attendre une prochaine réincarnation pour parvenir à faire de la télékinésie, dommage. Pas trop envie de revenir.