Effeuille mes rêves

Reprise du sport (alléluia)

Jusqu’ici, je me suis chauffée seulement.

Je vais aller encore plus loin dans mon rejet de toute cette idéologie nécrosée qui m’entoure.

Je vais rejoindre la résistance.

Et puisqu’il n’y a personne d’autre que moi qui veuille le faire, EH BEN JE VAIS INCARNER LA RÉSISTANCE. Rien que ça.

La leçon suivante a été récemment acquise : on peut contrôler ses émotions mais pas les altérer.
Tout comme on n’altère pas la nature des choses. On ne décide pas de ce qu’on ressent. Sinon, beaucoup (dont moi) seraient toujours joyeux. Et ce genre de choses, ça a l’air utopique mais en vrai c’est hyper flippant.

Bref.

La résistance.

Je ne vais pas me laisser faire. Partons du principe que chacune des paroles négatives que j’entendrai nourrira ma volonté et ma certitude de sortir bientôt de ce système qui me débecte. Je ne me laisserai pas influencer par toutes ces petites phrases assassines, pas forcément méchantes mais carrément déprimantes. Surtout quand elle se multiplient à la minute.

J’ai beau respecter les personnes avec qui je partage mon existence à l’école : ils n’ont plus le pouvoir de m’endoctriner.
J’ai trouvé qui je suis et ce que je veux faire, et maintenant je ne dois plus rien à personne. De l’extérieur on ne verra rien. Je maintiens que c’est important d’être la meilleure version qui me soit possible d’être sur le moment. Mais aucun de mes actes pour autrui ne m’érodera plus jamais.

À l’avenir, il faudra s’en souvenir.

Je peux aimer, déprimer ou désespérer mais je ne dois pas me trahir. Je n’ai rien de plus que les autres. Mais moi = moi. C’est comme un truc sacré : on ne mange pas les gens. Mais on ne s’écrase pas soi non plus.

Je n’arrive pas à trouver quelque chose de plus parlant. Techniquement, le cannibalisme ça existe. Et au début, je voulais écrire "On ne tue pas", mais… Hum. Ça se fait même si ça ne devrait pas se faire et sur le coup les belles paroles n’y changent rien.

Pardon. Je sais que j’ai le Q.I d’un moineau. Mais bon : je suis comme ça. On n’altère pas sa nature, son essence. On peut évoluer mais pas vraiment changer complètement.

Recentrage.

Je vais y arriver. Je m’en fiche. Ils peuvent me balancer toutes les mauvaises nouvelles qu’ils veulent, même s’il peut m’arriver de douter/craquer/paniquer, je ne les laisserai pas gagner.

Je me suis trouvée et je compte bien me prendre par la main jusqu’à la fin de ma vie. Fin que je n’ai pas le droit de prévoir moi-même.

Voilà. Désolée si ça fait prétentieux ou quoi. La vérité, c’est simplement que je suis ultra motivée à être heureuse. Et je veux l’écrire parce que des moments de douleur reviendront probablement. Je ne suis pas capable de pondre le texte qui me rappellera toutes mes belles idées et sensations du moment Maintenant-où-ça-va-je-vois-clair mais il faut quand même qu’au moins je signale à Future-Moi qu’ils existent.

Qui de mieux que moi-même pour me dire à moi-même que je sais ce que JE ressens dans la souffrance, je sais ce qu’est l’espoir perdu. Et toute aussi cruelle soit la réalité, elle ne leur correspond pas.

Pfff, sérieux, manquerait plus que je mette des images de licornes et d’arc-en-ciel…

Je me prends en main : ça veut dire que je suis tout le temps chez moi. Dans ma tête, je veux dire. Je suis toujours moi-même, après tout, que je sois joyeuse ou triste ! En public ou en privé, c’est moi qui décide de mes actions et pensées. Alors je fais ce que je décide pour mon avenir. On oublie le passé.

Je vais me mettre aux livres audio, pour commencer. Pendant le petit déjeuner, j’ai la mauvaise habitude de regarder des vidéos… c’est une mauvaise habitude, parce que comme quand je regarde la télé je reste fascinée par l’image et je ralentis la cadence. Résultat : je perds un temps fou.
Sans images, je pourrai plus facilement me concentrer sur mes bouchées. Et le son, donc. C’est plus simple.

J’vais me mettre aux classiques. Ceux que je n’ai pas spécialement le courage ou l’envie de lire en papier. Et bien sûr à tout ce qui est philosophie, psycho, etc.

Le moment, c’est maintenant.

Tiens, en parlant de ça. C’est normal d’adorer et de détester quelque chose en même temps ?

Tout ce qui est développement personnel, par exemple. Je me nourris de ces idées parce que j’ai besoin de les mâchouiller, de les digérer, et d’en fabriquer d’autres. D’autres qui sans être forcément révolutionnaires ont cette touchante caractéristique de m’appartenir. Bancales ou justes, je les aime pour ça.

J’ai besoin de réfléchir tout le temps. C’est comme ça. Ma principale tare est que je ne réfléchis pas à des choses intelligentes. Mais c’est comme ça. Peu importe puisque j’évite de parler de mes réflexions. Hormis ici. Mais peut-être… peut-être qu’un journal intime en ligne est aussi loufoque que ce que pensent l’opinion publique. Ça a la moindre importance ou change quoi que ce soit ? Non. Moi je sais pourquoi je suis là. Je connais les inconvénients, je connais les bienfaits. J’en sais plus que ceux qui ne cherchent pas à comprendre et ne voient que le côté bizarre.

Je suis en train de prendre la grosse tête, surtout. Insupportable. Mais hey ! Je suis une insupportable anonyme !

J’en étais où ? Ah oui. Ce qui me gêne avec ces sites et ces chaînes de développement personnel… pas avec toutes, bien sûr, mais une majorité de ce que je vois… C’est que les gens semblent plus être là pour dire : "Écoute, j’ai une vie géniale, je fais des voyages tout le temps, je suis intelligent et prodigieux et voici toutes mes astuces parce qu’en plus je veux t’aider mais MOI vraiment je suis quelqu’un de génial !".

Probablement que je suis jalouse. Je ne sais pas. Quand je vois tous ces voyages, je n’envie pas la personne. Au contraire. Je suis ravie pour elle et j’aime en entendre parler.
C’est quand on essaie de m’inclure dedans que je me brusque. Je culpabilise. Bah non, j’ai pas forcément envie de faire le tour du monde. Ça a l’air sympa oui ! Mais pas envie. Ah, c’est anormal ? Mal ? Je ne sais pas.

C’est sûr qu’on voit de belles choses et qu’on se fait de supers souvenirs. Mais c’est juste ça, le but final ? Collectionner les souvenirs forts - bons et moins bons ?

Je ne sais pas. Je partirai plus pour quelque chose qui tient sur du long-terme : comme affûter mon esprit. Ça peut se faire sans être d’une intelligence dingue, tout le monde peut le faire. C’est un truc à avoir à l’intérieur. Peut-être que j’ai tort et que je changerai un jour d’avis.
Peut-être que j’ai tort et que je vais m’entêter.
Mais j’ai choisi. J’ai le choix de faire un choix. Je l’ai fait.