Effeuille mes rêves

Révélations fracassantes

Révélation fracassante numéro 1 :

Ces cauchemars que je fais. Tous les soirs. Si on occulte les symboles et les histoires divergentes pour se concentrer sur le message...

Ils révèlent… Tous… La même chose…

Je fais des cauchemars : pourquoi ? Parce que j’ai peur. Mais de quoi ?

J’ai peur d’être moi-même.

D’un côté, c’est parfaitement stupide. De l’écrire ici, d’une part (le seul endroit où je ne me restreins pas), et de l’autre de constater que tout ce que j’ai fait pour sortir de l’emprise de la dépression et reprendre ma vie en main c’était dans le but de me réconcilier avec ce point essentiel.
Car c’était bien ça, la finalité, non ? Le "happy ending" ?

Mais visiblement, si j’ai fait ce qu’il fallait… Je n’ai pas accepté le bénéfice ultime. Mentalement. Quand je sombre dans mes errements àquoibonesques, je lutte en fait, contre moi-même.
Je fais probablement ce qu’il faut. Mais la peur n’est pas partie. C’est sans doute l’étape suivante à franchir.

On en revient encore et toujours au même principe : s’aimer soi-même. Et non, ce n’est définitivement pas un concept égoïste, l’affirmation de soi.
C’est ce qu’on en fait après qui peut prêter à débattre ?

Révélation fracassante numéro 2 :

La réalité, la nôtre du moins, ça pourrait être une sorte de prison. On y est incarné un certain moment pour [telle raison métaphysique].
Du coup, après la mort : liberté et bonheur sans réserve.
Mais pas le droit au suicide. Pour une raison qui m’échappe, faut aller jusqu’à bout de l’expérience.

Le bon côté de cette idée, c’est que tout finit bien.
Et puis ça expliquerait aussi ces moments où je semble "décrocher" de la réalité. Où… Comment dire ? Où je prends conscience mais très très intensément que je suis moi mais que j’aurais pu être n’importe qui d’autre. Que mon histoire… j’ai raison de me battre pour elle, mais à l’échelle de l’univers elle n’est rien. Un détail. Un détail sympa, comme un bon livre, mais s’il ne tient qu’à moi de vivre à fond et exploiter à ma guise ce récit qu’est ma vie, pour les lecteurs il ne demeure que cela. Un livre parmi tant d’autres.

L’auteur passe ensuite à autre chose.