Effeuille mes rêves

Rêves psaumes (suite)

Voici les rêves :

Nuit du 17 au 18 décembre 2011 :

Une grande ville, claire et joyeuse.
J’y vis avec ma cousine, nous sommes un peu les demoiselles de Rochefort de la cité. Tout le monde a des pouvoirs, les nôtres sont plus puissants que la moyenne, et nous passons nos journées à jouer avec, à en profiter, telles des reines.
Nous préparions en même temps la révolution, pour une cause dont je ne me souviens plus. Mais c’était une bonne cause. Je me rappelle avoir tagué une affiche publicitaire avec du rouge à lèvres rose, avant de m’envoler dans les airs à la suite de Sonny.
J’avais une confiance en moi incroyable, rayonnante. Je me sentais ultra féminine et je portais des talons hauts (alors qu’en réalité, je n’en ai jamais touché) ; j’atterrissais avec sans problème, d’ailleurs, et ça me rendait fière.
Le monde était heureux et prospérait dans une utopie de bonheur et de liberté.

J’ai fait ce rêve la nuit qui a suivi cette méditation guidée pour savoir ce que deviendraient mes problèmes actuels dans cinq ans.

Nuit du 18 au 19 décembre 2011 :

Encore un rêve sur la société : celle-ci n’était constituée que de "rouages".
Comme si le monde n’était qu’une immense machine. Tout s’emboîtait, les choses avaient leur apparence habituelles (bâtiments, arbres, maisons, routes...) mais en même temps je percevais - comme tout le monde - les engrenages intrinsèques à tous. Chaque truc était soutenu par un mécanisme sous-jacent.
J’ai ressenti un sentiment oppressant de malaise pendant tout le rêve ; je ne dormais que d’un demi-sommeil : j’avais conscience des draps qui me couvraient et je devais faire attention à la manière dont je les bougeais, à la façon dont je remuais, car sinon les machines risquaient de se casser. Et tout était lié, donc si une seule se déglinguait, toute la société allait en pâtir. D’ailleurs, j’éprouvais un fort sentiment de malaise à cette idée de panne.

Ensuite, je me suis réveillée avec l’idée suivante : il me fallait ingurgiter une importante quantité d’eau pour guérir.
Pour tout guérir.
Et je n’ai pas pu me rendormir avant d’avoir cédé à cette impulsion.

J’ai fait ce rêve après avoir vu le film "Hugo Cabret".

Nuit du 19 au 20 décembre 2011 :

Sonny et moi vivions à l’Antroom depuis très longtemps, peut-être toujours.
Je ne ressentais rien de ce que je peux ressentir quand je me retrouve réellement là-bas, l’endroit était en même temps légèrement différent (il me paraissait moins étriqué, plus ouvert aux possibilités… même si parallèlement nous y étions séquestrées).
Un jour, j’ai découvert que ma cousine voulait me tuer.
Elle avait tout planifié, tout prévu, et elle allait bientôt passer à l’action même si je ne connaissais pas la date exacte. Pour sauver ma peau, j’ai rusé et lui ai proposé de s’enfuir loin de l’Antroom, avec moi pour partir à l’aventure.
Nous avons un peu discuté (moi terrorisée à l’idée de devoir l’affronter si elle refusait et décidait de me tuer tout de suite), et nous avons alors découvert toutes les deux que nous avions des pouvoirs ! L’un des miens consistait à parler de façon rudimentaire aux animaux.
Je me suis dit qu’une sorte de quête obligerait Sonny à penser à autre chose que ses pulsions meurtrières soudaines, donc j’ai proposé que l’on fasse des recherches pour découvrir si d’autres avaient des pouvoirs, d’où venaient-ils, et si on pouvait s’intégrer aux autres pour les utiliser au grand jour.
Elle a accepté. Nous avons donc embarqué dans la voiture familiale pour découvrir d’éventuelles origines à nos dons et voir le monde, toutes joyeuses, en emmenant notre grand-père commun avec nous (le père de mon père).
Un tout petit peu méfiante, j’ai tout de même convoqué une mini armée de moineau pour assurer ma protection (et celle de Sonny et de mon grand-père tant qu’ils n’essayaient pas de me faire du mal) ; en échange de quoi je leur apprenais les rudiements du boys band pour qu’ils puissent donner des spectacles, connaître le succès des humains, et gagner quelques sous.

Je vois que j’ai très souvent des pouvoirs fabuleux, dans mes rêves… ça veut dire quelque chose ?

Nuit du 20 au 21 décembre 2011 :

Rien rêvé.
Trop anxieuse de pas entendre le réveil à 6h30 (à cause du somnifère), donc je me suis réveillée à 4h et j’ai pas pu me rendormir.

RAS...

Nuit du 21 au 22 décembre :

Je me suis réveillée à peu près vers 4h ou 5h, comme "d’habitude", et j’avais les principaux éléments de mon rêve en tête.
Mais je n’ai pas eu la force de me lever pour les écrire. Je me suis rendormie, et les rêves qui ont suivi n’ont pas d’importance.
Je crois qu’il est temps d’arrêter "l’expérience". Je me donne deux ou trois jours et puis je recommencerai. Peut-être.
Je n’ai pas l’impression d’avoir appris grand-chose. Tout ça est encore trop frais.

J’ai besoin de recul.