Effeuille mes rêves

Seule

Je suis en grosse rechute depuis quelques jours…

J’ai essayé de le cacher sous un faux masque de jovialité, mais je vais très mal. Je me sens seule… seule à en crever. Quelqu’un (je ne sais plus qui, désolée pour lui/elle...) m’avait fait la remarque ici que je ne voyais personne en dehors de ma famille et que ça n’était pas bon pour moi ; cette personne est totalement dans le juste.
Tous mes amis de l’école sont en pleins examens, donc je ne peux pas leur quémander du temps, ça ne me semble pas correct. Je ne sais pas si j’oserais, en plus. Et dans ma ville natale, j’ai coupé tous les ponts avec ceux que j’appréciais.
Résultat maintenant je m’aperçois que je traverse cette épreuve sans appui autre que la solidarité du sang. Et ça me fait mal, réellement mal, même si je les adore. En effet, il est vrai que je me réfugie dans mes mondes imaginaires pour échapper à la réalité, mais ils ne sont plus assez vastes pour me dérober à sa rudesse impitoyable.

Je suis seule et j’ai mal… Tellement mal…

Ce sont mes rêves et cette histoire d’effets secondaires qui me l’ont fait comprendre ; quand j’ai constaté que je ne pouvais même pas joindre mon psychiatre pour lui en parler. Quand j’ai vu vraiment quels troubles se trouvaient derrière mes aventures nocturnes : je dois me battre même pour dormir, et je n’ai plus la force pour ça. Elle est partie quelques jours plus tôt, sans même que je m’en rende compte, partie avec ma faiblesse de ces derniers temps.
Je dois traverser ça toute seule. Aucun mot, aucun appui, ne peut m’aider.

Sonny finit son concours vendredi. Elle m’a proposé de venir lui rendre visite, en Bretagne. J’avais peur au début parce que je ne suis plus la même cousine qu’elle a connu : je pleure tout le temps, je n’ai envie de rien (et ça je vous jure que quand on a abandonner l’école pour dédier ses journées à prendre soin de soi, c’est terrible), je suis une véritable loque.
Mais finalement, je crois que je vais accepter. Je vais devenir folle sinon ; et comme elle dit, j’ai besoin de changer d’air.

Elle m’a parlé du week-end de l’ascension. Je vais réserver des billets de train (ou d’avion, j’ai pas encore décidé) et voir où ça me mène, que la peur aille se faire voir.

J’ai besoin d’aide.