Effeuille mes rêves

Stagne stagne stagne

J’ai recommencé…

Je réalise que j’écris depuis un moment que je vais bien… Mais ce n’est peut-être pas vrai.

Je l’écris parce que c’est ce que je suis censée écrire. Pour ne pas être ingrate d’avoir un corps (à défaut d’un mental) en bonne santé, d’avoir une famille, d’avoir tout ce qu’il faut. J’ai fait ce qu’il fallait pour aller mieux, donc je SUIS CENSÉE aller mieux.

Mais ce n’est pas le cas.

Je réalise qu’en janvier 2011 je me suis effondrée.... mais que ça ne s’est jamais arrêté là. J’enchaîne les brefs moments de joie/euphories et les rechutes depuis (surtout les rechutes). C’est pas une vie. Les rechutes sont de plus en plus nombreuses maintenant. Presque continues, comme avant.
Je régresse. Les rares instants où je suis contente (jamais heureuse) ne compensent EN RIEN le reste.

Parler n’a servi à rien. Dépenser tout mon argent en thérapies diverses n’a servi à rien. Les médicaments n’ont servi à rien. Ces p.tins de cartes qui me prédisent toujours toujours TOUJOURS des blocages (et qui ont raison en l’occurrence) ne servent à rien - et avoir un cerveau ne me sert à rien non plus puisque je ne supporte pas de ne pas savoir si la douleur va s’arrêter un jour et donc je continue stupidement à tirer ces stupides cartes !

Alors je me suis scarifiée. Et je n’en parlerai pas. Parce que je suis coincée coincée coincée p.tin de coincée dans cette cuve de merde et que je ne serai jamais vivante comme les autres.

C’est un écrit suprêmement égoïste, et du fond du cœur je m’en excuse.

J’ai besoin de l’écrire, puisque je ne peux pas le dire, et je ne veux même pas de retour. Je veux enterrer tout ça. Je veux passer à autre chose.

Les progrès que j’ai fait jusqu’à maintenant… Je me demande si je ne me suis pas voilé la face. ENCORE. Pour changer, hein. Écrire ce que je suis censée écrire, une fois de plus.
Pour ne pas être détestée plus que je ne me déteste.

Regardez ce journal. J’y suis active depuis trois ans, et c’est toujours le même schéma de "haha ouais ouais ça va en fait, tout est super génial !" et puis deux heures plus tard : déprime, rechute, scas, etc etc. Je me méprise. Je sais qu’on a essayé de m’aider, et j’ai réussi à foirer ça aussi. Rien ne marche probablement parce que je ne sais pas le faire marcher, je n’y arrive tout simplement pas c’est impossible pour moi. Si je n’étais pas moi, alors, ça marcherait. Voilà ce que je suis censée faire. Mais je ne peux juste pas.

Y’aura jamais de fin à cet enfer… C’est juste pas possible… Et je hurle dans mon oreiller, et je supplie une quelconque entité anthropomorphique de m’aider… mais y’a rien ; rien rien rien rien rien rien qui se passe.

Je ne vois pas ce que je peux changer à ce que je fais actuellement. C’est juste IMPOSSIBLE que je fasse plus ! Impossible ! Pas assez de temps dans une journée, une semaine, et de toute façon pas assez d’OPTIONS.

DE P.TINS D’OPTIONS que je n’ai pas.

Je vais aller faire du sport. Les scas m’ont soulagée - je suis désolée de le dire mais c’est vrai - et je ne voudrais que personne au monde le fasse mais il faut que je l’écrive. C’est le dernier endroit où j’attends un espoir. Non pas dans une réponse, mais… dans une confession. Je me confesse.

Bien que je sache que ça ne sert à rien, on se comprend.

Je n’en peux plus que rien ne change à ce point dans cette pseudo vie. Ce marasme écœurant. Dégoûtant, c’est le mot : tout me résume.

Assez parlé de moi. Maintenant je vais me vomir et puis me couler sous la douche.