Effeuille mes rêves

Stupide vision

Il faut que je vienne écrire.

Je ne sais pas pourquoi. Il va se passer un truc.

Peut-être pas dans l’immédiat (de toute façon, là tout de suite, avec mes hoquets d’excitation et mes mains qui tremblent sous une espèce de folie d’enthousiasme, je ne suis réceptive à RIEN). Mais d’ici la fin du mois ?

Mais je l’ai déjà dit, ça, il me semble ? C’est un sentiment qui m’a déjà pris, certaines années en arrière ?

Voire TOUTES chaque année, non ? !

J’ai lu une poignée d’articles qui m’ont bouleversée. Ils ne m’ont rien appris de nouveau, pourtant !

Mais j’ai ressenti une impulsion. Non, plus que ça. Mais je ne trouve pas le mot. Ce n’était pas une voix qui me donnait un ordre (heureusement...) mais un sentiment. Je ne peux pas mieux le dire. Tu vas sur ton ordi. TOUT DE SUITE. Tu vas sur JI. Non, même pas le journal papier ! Et tu vas écouter TELLE musique. C’est important.

Mais, de quoi ? ?

Sérieux, les gars, je fais quoi ; là ?? ! J’attends bêtement que l’inspiration me frappe ! Tiens, si je place mes yeux comme ça, que je plisse le nez et que j’ouvre la bouche en rond… Bah on dirait que j’ai été trépanée.

Ça n’a bien évidemment jamais marché de cette façon. La vie. Par l’inspiration qui te frappe quand tu demandes, je veux dire. Et ça ne marchera pas aujourd’hui non plus, je le sais ! Je me prends en main depuis des mois pour cela !

Et alors là pour le coup ce n’est pas une de ces fois où je dis que je ne crois pas en quelque chose mais espère en fait provoquer la-dite chose en titillant l’esprit de contradiction du destin (je JURE… je jure que je faisais vraiment ça… même plus tôt dans ce journal... mais pas aujourd’hui).

Aujourd’hui, j’ai juste cette punaise de combinaison Coca/Mentos qui fait des turbulences dans mon sang. Ça pique et ça grattouille.
Mais ça n’a AUCUN SENS.
Et je n’en veux pas !
J’ai vraiment un super bon pressentiment pour ce moi d’août. Depuis trois jours. Mais là, cette réaction là… Ça me met le doute.

Ce n’est peut-être qu’un cycle hormonal. Ne gâchez pas tout, les hormones, s’il vous plaît…

Ah bah pour le coup, là, ça y est ; j’ai rajouté quelques chansons et c’est parti. L’urgence qui m’a précipitée sur mon clavier est partie. Ou largement atténue plutôt.

Qu’est-ce qu’il s’est passé entre temps ? Pffft ! Rien ! Je n’ai rien écrit qui changera la face du monde !
Mais, voilà, Môsieur Le Cerveau a décidé qu’il allait me montrer sa suprématie. C’est moi qui ai le plus gros levier de contrôle sur toi que touaaaaaa nanana.
C’est une preuve flagrante de manque d’auto-discipline, ça, non ? Flagrante, et flashante ! Et l’article - devine quoi - bah c’est de ça dont il parlait. À un moment en tout cas. Il parlait de beaucoup d’autres choses. Y’en avait plusieurs (on dirait que je parle d’un cambriolage vécu en live...).

Sauf que moi dans mon programme pour garder le contrôle de ma vie et bien répartir mon temps t’es gentil cerveau mais j’ai pas attendu que tu te réveilles, j’avais prévu de LIRE. Pas d’écrire ma vie. Encore, écrire des fictions, pour me dérouiller, oui. Au moins c’est utile. Et ça entre dans mes priorités de vacances.

Mais nooon. Cerveau veut pas.

Voilà donc pour le coup… Je ne vois pas d’intérêt à publier ce texte. Mais je suis terrifiée à l’idée que les hormones (= la mafia du corps) reprennent le dessus. Et me fassent faire quelque chose de pire.

Je pense vraiment qu’il va se passer un truc ce mois-ci.
Ce coup-de-tête qui me pousse à l’écrire sur un journal intime PUBLIQUE (je ne m’en remettrai jamais, bécasse obsessive que je suis haha !) discrédite en plus carrément cette intuition.Mais elle est quand même là. Je doute et je tremble mais je la garde.

Stupide ou visionnaire. Peut-être ne le saurons-nous jamais. J’ai cependant ma petite idée. Et elle commence par un "S".

Que Jesaispasqui me pardonne. Je vais jouer aux Sims. Avec mon livre serré contre moi en guise de doudou. J’ai besoin de garder le contact avec lui. Même si je ne lis pas (ou juste pendant les temps morts). Je suis cinglée. Oui. J’ai peut-être attrapé une addiction aux jeux vidéos parce que j’ai SIMPLEMENT abusé des Sims ces derniers jours (ça me vidait tellement bien la tête, après toute cette pression post-étude #retourdanslafamille...). Une addiction aux Sims donc. Ça fait vachement sérieux et crédible en plus. Mon cerveau qui me manipule pour y rejouer.

Mais tu te rends compte de ce que t’es en train de faire gros ? ! C’est pas cool !

Et puis franchement c’est abusé. Je déteste ce genre d’écrit. Mais je suis obligée de les publier !  !  ! (Et je mets plein de ponctuation qu’en général je regrette plus tard).

Ou alors je suis bipolaire ? ET ON SE TROMPE SUR MON DIAGNOSTIC DEPUIS CINQ ANS BONJOUUUUUUUUUR LE NOUVEAU TRAITEMENT.

Non. Mais non. Je vais bien. J’ai toujours été un peu… extrême dans ma joie. Tu vas te calmer. En plus, ça n’a jamais été de la joie. Juste une envie pressante d’écrire sur JI avec une improbable playlist en particulier. Et c’est tout. Rien d’agréable. Rien de joyeux.

Et là c’est complètement parti. Une demi-heure. Une demi-heure surréaliste et GASPILLÉE. Gneuh.

J’ai honte de publier. Mais je vais le faire. Au moins, je vois l’effet bénéfique à court-terme : massacrer ma quête insensée du perfectionnisme. On choisit l’image que l’on donne sur Internet, et… eh beh là non.

Lâche prise. PRRRHHHHHFFFFFRRRRRTTTTTFFFFFF. C’est le bruit d’une ballon de baudruche qui se dégonfle.

J’essaie quand même de rentabiliser : s’il n’y a pas de mode d’emploi de la vie, c’est peut-être parce que le but de chacun est de s’écrire le sien ?

On aurait pu s’en passer, vraiment...