Effeuille mes rêves

Subir

Je repars dans des états obsessionnels catastrophiques.

J’ai fait des recherches sur le moyen de m’en débarrasser mais personne n’a visiblement trouvé de solutions. Je me demande si je ne suis pas dans la pathologie. Je n’ose en parler à personne. Je suis déjà "chiante" avec mes conneries de dépression. Je le sais, on me le dit. Pas comme ça, bien sûr, mais dès que je me confie un peu on me fait sentir que ça dérange que je ne sois pas heureuse.

Seulement, je ne peux pas me forcer…

Mon rattrapage est passé. Le sujet était facile à tel point que si je l’ai j’adorerai ce prof toute ma vie, et si je ne l’ai pas je ne regretterai rien car cela voudra juste dire que ce n’était pas pour moi. (Si je ne l’ai pas, je ne peux pas passer en année supérieure, et il est hors de question que je redouble).

Je suis incapable de passer un été sans gros problème visiblement. Sans me prendre la tête même quand tout va bien à l’extérieur.

Je n’en parle à personne, juste ici, parce que personne ne comprend. Donc j’espère qu’on ne me jugera pas…

J’ai une intuition affreuse depuis le début des vacances. Je crois en avoir déjà parlé mais je vais me répéter. J’ai la sensation (c’est plus fort qu’une sensation, c’est un coup de poing dans le ventre) que mes espoirs seront déçus cette année encore (parce que dès que je m’imagine que tout va bien se passer, ça ne fonctionne pas - mon journal peut en témoigner plusieurs fois) et que je vais GRAVE souffrir.

C’est une épée de Damoclès au-dessus de ma tête.

Et BIEN ENTENDU j’ai tenté tous les trucs inimaginables pour la chasser mais elle revient TOUJOURS. C’est une espèce de fatalité morbide.
J’essaie de prendre les devants et de me dire tout simplement que rien ne va se passer, ni bon ni mauvais, comme ça je reste neutre et aucune déception ne sera possible.

Mais ça ne suffit pas.

C’est pour ça que je n’écrivais plus depuis quelques jours.

Je voulais revenir avec cette sale impression loin derrière moi.

Mais elle me colle, de cette glue noire qui attire toute la crasse et la poussière. Qui laisse des traces.

J’en ai marre de souffrir. J’en ai marre de voir des thérapeutes qui ne servent à rien. J’en ai marre de grossir, de me déformer le corps et l’esprit, de cette déchéance.

Plus que tout : j’en ai marre de subir mon destin et de ne pas savoir quoi faire pour le modifier.

Argh, cette idée dans ma tête ! Encore et encore ! Je tape le clavier mais elle ne sort pas ! Je suis en train de devenir FOLLE.

J’vais à la plage avec une copine tout à l’heure. Je pense que ça me changera les idées. Mais elles reviennent toujours, en nombre et en force, c’est ça qui est malheureux…