Effeuille mes rêves

Tam tam

L’exam' Trampoline (non mais vraiment à quel moment j’ai pensé que ce nom était une bonne idée… ?) arrive. En galopant.

Je panique. C’est scandaleux. Je l’entends mettre son clignotant et le rythme de mes battements cardiaques se désintègre. J’étais parfaitement préparée ces derniers jours. Dans un état d’esprit optimal. Tout était absolument clair dans ma tête. Pas d’angoisse, pas de poids sur la poitrine ni le ventre. Juste de la rage de vaincre.
Et ce matin, après avoir simplement ouvert un petit cahier pour réviser, tout est parti.

Non, non, non.

Je ne peux pas laisser le stress gagner ! Pas quand il me fait échouer ! Et même pas du tout. Je n’en ai plus besoin dans ma vie. Pas à ce niveau dévastateur en tout cas. Pas de burn-out. J’ai remporté la bataille, pas vrai ? J’ai triomphé des terreurs quotidiennes. J’ai repris le contrôle de ma vie. J’en ai fini avec la dépression, le malheur et la peur. Je suis à deux doigts de la liberté.

Je VEUX partir d’ici. Absolument.

Je vais partir d’ici. Donc je vais avoir mon examen. Je vais réussir mon (*soupir*) Trampoline.
Du premier coup.
Je refuse de dire que j’y suis allé stressée. Tu te débrouilles, ma fille, mais tu y vas sans angoisser. J’ai divisé toute la journée de demain en étapes bien précises à franchir. Il me faut une idée précise à garder en tête. Elle ne peut pas être une projection dans le futur car (erreur que j’ai commise hier) cela entraîne alors un conflit entre : la voix qui dit que je suis délivrée de tout puis qui se rend compte que ah ben non et tiens en plus si je me loupe je retourne en prison, et celle qui panique parce que les dés ne sont pas encore jetés donc que tout est possible donc où est ton remède miracle pour être sûre de toi - oh tiens ? Tu n’en as jamais eu !

Conflit d’intérêt.

On oublie le futur. Pas trop loin dans le passé non plus parce qu’il est hard dans l’ensemble. J’ai revu certains cours, hier, qui m’ont ramenée à tout ce vécu jusqu’à des années en arrière… Wow. Ok, je l’ai fait. Je peux en être fière. Incroyablement choquée, mais fière.
Mais je ne le referai pas. Là, je finis l’année scolaire et je ne me laisse plus écraser mentalement comme ça. Ma vie, je me façonne.

Bref. Je deviens confuse. C’est ça l’effet du stress que je hais le plus. Ça me rappelle cette histoire de la grenouille dans une casserole d’eau. On fait bouillir l’eau et puisque ça chauffe petit à petit, elle ne se rend pas compte qu’elle est cuite vivante. Jusqu’à sa mort ; subite, violente. Le piège ultime.
J’ai déjà dû en parler ici, c’est l’image exacte de ce qui m’arrive avec les examens.
Le stress monte, monte, monte comme la température, et je gère très bien. Mais quand on retire la casserole de la plaque chauffante, et qu’on me demande de croasser, je m’effondre dès que j’ouvre la bouche. Je peux pas faire de son, les gars, puisque je suis décédée ; toutes mes structures cérébrales ont fondu. Voilà. Fin.

Je dois rester rationnelle. Je n’ai pas de remède miracle, mais je ne vais pas me laisser p@&#$µ de faire !  !  !

Je me tire de là ET EN PLUS je vais le faire dans la joie et la bonne humeur !

Les raisons d’avoir peur aujourd’hui ? Aucune : il ne se passe rien !

Demain ? Aucune. Parce que… euh… Je trouverai bien mais je n’ai pas peur. Je suis sereine et heureuse. Je plane de bonheur mais garde un esprit pertinent et affûté.
Tout est dans la tête. Tout est dans ma tête. Je dois court-circuiter la sensation physique de bouillonnement et trouver un geste physique qui me calmera.

Recherches en cours.