Effeuille mes rêves

Entête de tête

La tête noyée de pensées ce matin. Bonnes ou mauvaises, ça n’est plus important à ce stade. J’ai du mal à respirer aussi, à cause de ça. Psychologique, là encore, je sais.

Je suis usée à l’intérieur d’être aussi surchauffée de la caboche. Si fatiguée de penser par moments, et je ne peux pas m’en empêcher, que ça me fatigue de vivre.
Ça prend trop d’ampleur par moments. Je n’ai rien d’une fille extraordinaire, rien qui ne me permettre de supporter ce poids constamment.

Je ne me plains pas, hein. C’est supportable et y’a des choses bien pires à vivre ! Mais ça me freine. Dans tout. Et ça me demande de redoubler d’efforts, mais je crois que je suis au maximum de mes capacités. Contente de ce que j’ai fait, de où j’en suis, mais je ne suis pas sortie du tunnel et je commence à être en perte d’énergie.

En même temps, j’ai besoin de ça. De penser. Très fort. On a un cerveau - et assez développé - donc faut absolument s’en servir, y’a une tonne de situations pénibles qu’on pourrait s’éviter si on réfléchissait un petit peu plus avec sa tête et non avec ses… préjugés, ou ses niaiseries, ou jenesaistropquoi d’entravant. Ok, j’ai pas de mots pour décrire ce truc auquel je pense. Mais quiconque a déjà fait un choix stupide dans sa vie saura de quoi je parle.

Je ne dis pas qu’il ne faut jamais faire confiance à son instinct. Au contraire, l’instinct et la cervelle doivent travailler ensemble selon moi.
Mais j’ai l’impression que les deux sont reliés… disons qu’ils sont reliés par deux fils : un gros et un petit. Le gros, c’est celui qui correspond au mot-que-je-n’arrive-pas-à-définir, et c’est le plus présent, le plus virulent, le plus… ben le plus gros quoi. Et le plus fin, c’est celui de la vérité, de la justesse, celui où quand la connexion se fait par lui, on sent qu’on a fait le bon choix, qu’on est sur le bon chemin.

Et peut-être qu’il faut apprendre à forcer cerveau et instinct/sentiments à communiquer par celui-là. Pour le développer.

Bon. J’en sais rien. Cet écrit ne veut peut-être rien dire et les mots sont trop durs à trouver, j’ai la tête sous tension comme je l’ai expliqué avant-hier, une nouvelle fois… Ça me coûte d’essayer de m’ouvrir.
En analysant les choses, je tente de stimuler mon intellect. En me tournant vers des supports comme le Yi King ou l’intuition, j’essaie de réveiller mon instinct. J’essaie de chasser les pulsions morbides. De voir clair dans ce que j’ai accompli et où je me dirige, et dans ce que la vie essaie de me montrer.

Mais y’a des jours où tout se mélange et me laisse… perplexe et épuisée. J’ai envie d’être plus forte, pourtant. Le puis-je ?