Effeuille mes rêves

Tetris et l'univers

                  Lundi 31 août : 14h40

Je me suis réellement mise à jouer à Tetris.

Je me replonge dans l’étude de la loi d’attraction.
Je ne compte plus les échecs que je cumule à avoir essayé d’intégrer cette notion particulière.

Mais j’ai décidé, après un long débat interne, que j’allais me relancer dedans parce que ma seule autre option est de ne rien faire. De lâcher prise au point de me foutre de tout.
Premièrement : je ne sais pas si j’en suis capable. Et deuxièmement : je n’ai pas énormément d’expérience de vie, mais il ne me semble pas envisageable qu’on puisse résoudre totalement un problème en choisissant de l’ignorer.

Donc j’écoute un programme audio qui, après recherches, m’a paru plutôt sérieux. Et j’essaie de COMPRENDRE.

La loi est simple, mais moi par contre je suis très difficile. Je me pose plein de questions, reliées entre elles par des fils d’araignées solides, et je m’empêtre facilement.
Mais j’ai vraiment envie de franchir cette montagne. Alors je m’accroche. Un petit pas chaque jour. Même si mon impatience dévorante n’est pas là pour me donner un coup de main.

Il faut bien croire en quelque chose. Cette croyance-là est l’une des moins limitantes que j’ai trouvé à ce jour.
Et ne croire en rien… j’ai expérimenté, et cela ne m’a pas convaincue.

Alors quand j’ai une obsession tenace, comme je l’ai dit ici sur JI mais aussi à plusieurs personnes dans ma vie perso, je fais une partie de Tetris.

Je connaissais le concept du jeu mais n’y avais jamais joué. C’est hypnotisant. En général, quand je ferme les yeux une fois ma partie terminée, je vois des petites briques de couleurs variées s’emboîter en tas pendant une bonne heure. Je me dis que cette image persistante nettoie le contenu de ma tête.

Je me suis CERTES pas mal emballée quand j’ai lu cet article qui disait que pour faire diminuer les addictions (dans mon cas : les pensées obsessionnelles), jouer à Tetris sept minutes par jour pouvait aider.
Mais l’un des principes de la loi d’attraction, c’est de lâcher prise. Ne pas abandonner ses souhaits – surtout pas, et c’est là que cette solution diffère de mon autre option qui est de ne plus penser à rien – mais les faire prendre forme même quand les circonstances craignent un peu.

Faut apprendre à vivre, en fait. Vivre en dehors de la famille, des amis, du boulot. Avoir des hobbies et être capable de sauver tout moment de la journée, aussi désagréable puisse-t-il être.

Ok, ça a l’air utopiste comme ça.

Mais je ne supporte pas de rester sans solution. Il faut que j’essaie quelque chose. Le mariage, ça m’a pas mal remuée – et mes neurones ont suivi la danse.

Quand je me relirai dans quelques années, je soupirerai peut-être de déception à lire mes enfantillages et mes tentatives simplistes de réfléchir par moi-même et de me construire une vie encore meilleure.
Peut-être. Mais au moins j’aurais tenté quelque chose.

Le problème de la loi de l’attraction, c’est qu’elle devient vite accusatrice et culpabilisante. Selon qui en parle. « Ah bah c’est ta faute aussi si t’as une vie de m.rde, t’as vu à quoi tu penses ? ! ». Oui m’enfin y’a tous les mécanismes mentaux qui entrent en jeu qui ont contribué à bâtir le psychisme d’une personne selon ce qu’elle a vécu… On n’est pas tous parfaitement égaux face à ça.

On ne peut pas être tout lisse non plus. Moi, ce qui me bloque, c’est quand je repère que j’ai eu une pensée négative et que je me dis que puisque je n’arrive pas à la faire partir, à « ne pas penser à ça », ça prend le pas sur tout le reste, tout le positif que j’ai construit.
Et du coup, youh : soit sept ans de misère encore, soit tout à recommencer, soit je n’y arriverai pas… bref, la joie de vivre dans son éclat le plus aveuglant.

On ne change pas avec une seule pensée, je m’en doute. Et si c’était facile, tout le monde le ferait naturellement.
Mais bon, les gens qui expliquent la loi de l’attraction pourraient parler de cette difficulté, aussi, je pense que ça rassurerait pas mal de monde.

Parce qu’il est plus simple de succomber au mauvais que de se battre intensément pour le bon. Parce que pour atteindre le bon, à un moment ou à un autre, on est mis à l’épreuve et on ne peut se battre qu’intensément sinon rien.

Et dans une heure je dois partir pour mon prochain stage. J’essaie de ne pas me laisser tomber dans la spirale de l’auto-dénigrement et de l’appréhension de l’inconnu (c’est un nouveau stage) mais c’est pas évident.
Trop ancré en moi.
D’où ma partie de Tetris entamée. D’où mes divagations ici.

J’aurai ensuite quelques jours de repos avant de partir plusieurs semaines pour un stage qui se trouve dans une petite ville de montagne loin de chez moi.
Il faudra carrément vivre là-bas. D’un côté, je flippe parce que – pas besoin de l’expliquer – je suis moi, la reine de l’angoisse.
Mais d’un autre… je me dis que ça peut être follement amusant. S’il y a d’autres étudiants, ça pourrait faire comme ces étudiants dans les séries ou les livres qui se rencontrent à la fac et doivent cohabiter ensemble ?

Quand je parlais de réflexion qui pourrait me faire honte plus tard, celle-là est un exemple typique.

On ne base pas sa vie sur celle qu’on voit sur télé/ordi… Mais je ne peux pas m’empêcher de me dire que c’est une sorte d’aventure. Et vu qu’elle est obligatoire et imposée par l’école, je ne peux pas y échapper. Donc je vais être obligée d’aller jusqu’au bout. Donc il va peut-être se passer des choses intéressantes !