Effeuille mes rêves

The show must go on

J’vais mieux !

Beaucoup mieux. Ça soulage. Il est réconfortant de constater que finalement, non, le monde ne s’est pas arrêté de tourner à ma dernière "crise".
Je ne suis pas remplie de cet espoir vain et futile comme pendant les moments qui précédaient mes derniers coups durs. Mais je considère ça comme une très bonne chose. Je suis lucide. Ouaip. Lucide mais pas découragée.

C’est grâce à mes études, ça.

J’étais en train de réviser tranquillement quand j’ai levé le nez de mon cahier et j’ai réalisé : "Mince, mais ce que je fais en fait… Ce que j’étudie là… Je trouve ça passionnant ! Je trouve ça génial ! Je suis contente d’être assise à mon bureau, en ce samedi aprèm, pour travailler et lire ce que je suis en train de lire !". Et cette pensée sincère a fini de balayer tout le reste. Cette pensée m’a remise définitivement sur pieds.

Faut dire que la journée a commencé super bien. J’ai fait un rêve énormissime, avec des sirènes et des pirates, et tout le monde qui était cool avec moi, et puis ensuite on est allés courir et… j’ai tout fait sans m’arrêter.

Si j’étais en mode rechignement, je dirais que j’aurais pu faire plus encore. Oui mais je suis plutôt en mode "J’vais très bien et tu vas pas m’enquiquiner et ruiner tout ça maintenant hein !".

J’vais m’en sortir finalement. C’est très dur tout ça mais je vais m’en sortir.

Comme à chaque fois, je sors fatiguée de ces pétages de plomb démoralisants. Cette fatigue s’est vue quand je suis allée à l’entretien avec ma directrice (du coup j’en ai pas parlé : elle a été super gentille avec moi, et voyait que j’étais bien stressée donc n’en rajoutait pas ; ça m’a pas empêché de ne quasiment pas ouvrir la bouche mais bon j’ai apprécié son attitude) mais maintenant que l’abcès est crevé j’ose espérer que les choses vont rentrer dans l’ordre et que je pourrai reprendre cette semaine qui arrive avec plus d’énergie et de tempérance.