Effeuille mes rêves

Tout est toujours relatif

"Ce n’est pas la cible qui importe, c’est la flèche. Car quelle est la cible de vivre ? Il n’y en a pas. La vie est elle-même en soi sa visée et c’est pourquoi le sage n’en attend rien : puisqu’il a tout quand il l’a". Montaigne.

Immersion professionnelle, ce matin.

C’est vraiment étrange cette toquade qui me prend à chaque fois que quelque que je vois grand me parle… Un prof, n’importe lequel, un(e) inconnu(e), n’importe qui me donnant un conseil… je rentre les épaules. Comme le faisaient Éole et Fujin.

Ou comme un ressort cassé.

C’est dingue. Je me crispe et agite mes doigts (de pied ou main) comme si un danger allait m’exterminer d’un instant à l’autre.

Pas la peine de préciser à quel point c’est antisocial, moche, et pénible.

Ce matin, un prof que j’admire beaucoup est venu me parler de l’exam' raté. Ça m’a touchée. D’autant plus que j’étais sincèrement persuadée qu’aucun prof ne voyait vraiment qui je suis.
C’est la preuve qu’on existe tant qu’on vit. Qu’on le veuille ou non. On peut être quelqu’un, même en étant silencieux. Ce n’est qu’un choix parmi d’autres.

J’ai bien travaillé aujourd’hui. Pas seulement en immersion professionnelle (même si je me suis ridiculisée - vraiment ridiculisée - devant le prof nommé ci-dessus). Mais ici, avec mes stylos. Peut-être qu’un jour je prendrai en photo l’une de mes fiches pour m’aider à bien vivre. Je les affectionne, j’avoue. Elles me réconfortent, m’apaisent, et clarifient les choses.