Effeuille mes rêves

Trop de choses dites pour choisir UN titre

Aller sur Skype me rappelle toujours un peu MSN. Comme un fantôme qui viendrait me hanter sporadiquement.
MSN que j’ai connu pile pendant le début de mon adolescence. Haha. Pile quand j’ai su que c’était une mauvaise idée de l’utiliser (pour moi à l’époque, je veux dire) mais aussi que je ne pourrais pas m’en empêcher.

Je pense que ça a bien conditionné mon rejet immédiat de Facebook.

Les scandales MSN… Ah là là.
Fallait avoir plein d’amis. Mais vraiment PLEIN d’amis. Fallait pas répondre trop vite sinon ça faisait genre t’avais que ça à faire. Mais en même temps fallait pas trop prendre ton temps non plus parce que sinon - logique - ça saoulait l’autre. Me connaissant, je ne sais pas comment j’ai fait pour surmonter toutes ces mini-marques de pression sociale. Fallait montrer dans les messages d’humeur qu’on était cool. Moi je n’y arrivais jamais. Je marquais toujours des citations qui me passionnaient, qui me faisaient ressentir des trucs forts, mais avec le recul (quelques jours/semaines plus trop tard donc) je me rendais systématiquement compte que j’écrivais des conneries.

"Comme ici" pourrait-on dire. À juste titre. Oui mais au moins ici je suis anonyme. Sur MSN j’avais la merveilleuse idée d’écrire des phrases pleines de sous-entendus (notamment concernant Blaireau n°1). Une des périodes intellectuelles les plus plates de mon existence, donc.

En parlant d’anonymat. Je me suis lancé un défi ! Complètement schizo la meuf. Se lance des défis toute seule quand personne ne lui demande rien. Breeeeeef. J’ai décidé, quand j’aurai mon diplôme de révéler dans ce journal et l’objet de ma phobie omniprésente ET quelles études je fais.

Je me doute que ça ne va pas révolutionner la France et la faire entrer dans la VIème République, hein, mais ça expliquera pas mal de petits détails dont je ne peux pas parler pour le moment.

Ouh. Souvenir-confession embarrassant. Y’a une époque où je confondais "MSN" et "MST" aussi… Super. J’étais une ébullition cérébrale permanente, vous dis-je.

J’avais aussi… allez, est-ce que je le dis ? Oh oui soyons dingues. J’avais créé un blog où j’écrivais des poèmes. Nuls, évidemment. Mais j’avais mis le lien dans ma barre de description. Comme ça les gens qui m’avaient blessée, dont je parlais sans les citer (ce n’était pas pour régler mes comptes mais pour expulser ma tristesse), pouvaient bien sûr les lire. Ce à quoi je n’avais pas forcément penser.

(Le summum de l’intelligence, littéralement...).

Et bien sûr ça a fait des histoires. Ce qui est compréhensible, même si je faisais très attention à simplement décrire ce que je ressentais, et à n’accuser personne. Mais bon, c’était idiot de base. Le concept de publier ces poèmes était idiot.

J’étais déjà malade à l’époque. Sans le savoir. Ce n’est pas une excuse mais j’essaie d’étouffer ma culpabilité en me répétant ça. J’en ai bavé plus que j’étais capable de le conscientiser. Voire de le concevoir.

Et je regrette.

D’ailleurs, en ce moment, je rêve quasiment toutes les nuits de ces deux filles. Je les adorais. Mais VRAIMENT. Je les aimais comme des sœurs. Et puis l’adolescence (et ma connerie, je dois le reconnaître) a/ont fait que nos chemins se sont séparés.

Je le dis clairement ici parce que ce serait trop facile de prendre partie pour moi, simplement parce que je suis celle qui donne sa version de l’histoire. Je ne m’en rendais pas compte sur le coup mais je n’étais pas une amie facile à vivre. Leur départ était inévitable, en fait. Mais il m’a déchirée, à un point inimaginable. Sûrement excessif. Tous les thérapeutes que j’ai vu ont décrété que ma "descente aux enfers" est partie de là.
Je sais aujourd’hui que ce n’est pas leur faute, et je ne les blâme pour rien du tout. Mais c’est juste pour dire à quel point je tenais à elles. Et que j’ai enfin compris que j’étais la seule responsable.

Je parlais surtout d’elles donc dans ces poèmes débiles. "Elles" méritent peut-être que je leur dégotte un surnom ? Oui. Natea et Millie. Je leur fais référence dans cet écrit et celui-ci*.
Donc forcément, ce sont elles qui les ont le moins apprécié. Ce que maintenant je peux comprendre aussi.

Alors je rêve (cauchemarde plutôt) actuellement de ces deux personnes.

Millie est (dans mes rêves) la plus virulente. Elle me dit qu’elle m’a en réalité toujours détestée, qu’elle n’a jamais voulu être mon amie. Et qu’aujourd’hui encore, même si on ne s’est plus vues depuis huit ans, elle me méprise.
C’est d’une violence de dingue, mais LE PIRE c’est que c’est que ces rêves ressemblent tellement mais TELLEMENT à la réalité que quand je me réveille le matin - déjà : j’ai envie de hurler - mais j’en viens à me demander si ce n’est pas carrément un message télépathique.

Une "vision" aussi puissante… Des mots aussi haineux...
Je suis confuse quant à trancher entre une douloureuse vérité que je mériterais d’entendre ou mon inconscient qui est définitivement cinglé.

Natea est plus… vaporeuse. Elle ne dit pas grand-chose mais la façon dont elle me regarde en dit suffisamment. Elle me méprise elle aussi.

Voilà. J’ai toujours pensé qu’on grandirait ensemble et tout… Mais j’ai tout gâché.

Et je m’en veux toujours énormément.

J’espère qu’elles ne se reconnaîtront jamais parce qu’entre ces mauvais rêves et mes réminiscences MSN… c’pas le moment de refaire les mêmes bêtises, hein. Ni de me faire démasquer. Ou d’apprendre que je fais des rêves prémonitoires ; L’HORREUR, je repense à celui où… Non, hahaha, en fait je repense à celui où Jareth faisait une grossesse extrautérine hahahaaaaaa !

Hum. Sujet délicat.

Mes vacances sont bientôt finies. Je viens tout juste de m’en rendre compte !

Décrire à quel point je ne suis pas prête à reprendre serait vain. Comme je viens de l’écrire, je viens à peine de tilter que dans une semaine je devrais taffer.
Ce sera en stage, certes, mais ça n’en est pas moins angoissant. Au contraire. Mes grandes idées d’aventures folles se font tabasser par le fait clignotant que je me rends dans une petite ville paumée. Probablement très sympathique, mais pas le genre de ville où il se passe des trucs incroyables. Comme dans ma propre Ville. Comme dans ma propre vie. Ahem.

Bien, j’ai sept jours exactement pour dire adieu à mes vacances.

Faudrait que je commence mon mémoire aussi. Et que je prépare ma valise. Je ne pars pas trois semaines faire un voyage à sac-à-dos (ne sais plus comment ça s’appelle...). C’est professionnel donc faut s’organiser un minimum. Arrrffffh, le mot professionnel me file le bourdon. Cafard. Bourdon, c’est plus joli.

Au revoir, Internet. J’espère que tu seras encore avec moi dans une semaine. Parce qu’il paraît qu’il faudra se rendre au McDo pour te revoir, ôôô soupir.

EDIT : Et celui-là et celui-là aussi. Pas du tout obsédée la folle fille…