Effeuille mes rêves

Tube de la honte

Je lis un livre qui évoque le sommeil en ce moment.

C’est de là d’ailleurs d’où j’ai tiré l’idée que les rêves sont étouffés par les benzodiazépines. Du coup, j’ai voulu hier matin voir si je pouvais tenir si j’arrêtais tout d’un coup. Mauvaise idée. Autant dire que le soir, j’ai pris ma dose avec une religieuse docilité.

Mais le truc c’est que je ne voulais pas rêver de l’incident de la veille. Déjà parce que je voulais retrouver ma bonne humeur, et ensuite parce que ce roman me travaille pas mal.
Alors j’ai essayé de me changer les idées. Puisqu’on en discute en ce moment avec une autre diariste et que c’est passionnant, je me suis essayée au soliloquisme, pour voir. Bien au chaud dans mon lit, c’était sympa. Je n’ai fait que chuchoter. Timidement. Des encouragements. Mais bon, c’est une expérience intéressante, intrigante, et j’ai tenté ; c’est déjà ça. Puis je me suis installée à la fenêtre pour observer l’orage. Je ne comprends pas comment cela peut apaiser certaines personnes. Tant mieux pour elles, mais ça reste un danger, une "catastrophe" naturelle. Comment on peut se sentir rassuré en sachant qu’il y a des gens dehors qui n’ont nulle part où aller pour se protéger ? Même si on ne fait qu’écouter sur un CD ?

Bon, c’était pas très joyeux et de toute façon je ne juge personne. Je me posais la question c’est tout.

Alors j’ai décidé de sortir le grand jeu pour me réconforter, et j’ai écrit la chanson sur Jareth.

Enfin, un morceau.

Je me suis dit que la littérature française ne pouvait pas se passer de cet extrait. Alors je vais le publier.

Faut savoir que - puisque je n’y connais rien en musique - quand j’invente des p’tites chansons, je le fais toujours à partir d’un air déjà existant. Hier, c’était "Un matin de mai fleuri" d'Alice au Pays des Merveilles, de Disney. (Ici).

Attention, c’est du lourd. Comprendre : JE suis lourde.

"Jareth s’moquera s’tu parl' toute seule à la maison
Jareth prend toutes les femmes pour des quignons
Jareth te fera prendre encore plus de cachets
Ja-re-th-est-un-gros-bou-let"

Tadaaa…

Eh ben ça m’a bien détendue !
J’ai bien dormi.
Et j’ai rêvé. Pas un vrai rêve où je me souviens de plein de détails, quelque chose de flou avec une scène plus ou moins vague qui reste lointainement en tête. Mais tout de même. Et en plus j’ai rêvé de lui. Il était tout gentil avec moi. Non pas que j’en ai quelque chose à faire : comme je l’ai dit je l’ai chassé de ma dimension sentimentale telle Jeanne D’Arc a chassé les anglais.

Mais l’important c’est que je suis encore capable de rêver. J’essaye tous les soirs de me mettre en condition pour m’en rappeler le maximum… Je galère. Mais je n’abandonne pas.

Aujourd’hui ça va être une journée géniaaaaaaale !