Effeuille mes rêves

Un cadeau - culpabilité - non ! - cadeau. Cadeau.

Je reprends des notes que je me suis laissée un peu partout. Sur mon téléphone, en l’occurrence.
Y’en a PLEIN. Une centaine, facilement.
Je les relis, les classe et les range dans mes carnets et journaux. J’ai décidé de me servir de tous ; tout comme j’ai préparé une liste plus ou moins malléable de l’ordre des mes lectures à venir. Ça reste suffisamment souple pour le plaisir des envies du moment, mais ça me donne un cadre pour être sûre de tout lire à un moment ou à un autre.

Théoriquement, hein, du moins.

Comme ça, j’apprends à faire avec ce que j’ai. Littéralement.

J’ai toutes les solutions déjà pour aller mieux.

Je reviens sur les notes. Ça n’a l’air de rien, mais c’est une tâche titanesque. J’accumule, j’accumule. Parfois, mes pensées s’emballent, et j’ai tout plein d’idées (ce qui ne signifie pas qu’elles sont bonnes) ; il me faut alors absolument les écrire quelque part. C’est un besoin impérieux, qui me consume de l’intérieur. Un peu comme des décharges électriques : j’en reçois de plus en plus dans des intervalles de temps de moins en moins espacées si je ne le fais pas. Et ça peut me conduire très vite à la folie.

Certains des gros pétages de câbles que j’ai eu sont simplement dû à ça.

Il y en a plusieurs qui reviennent sans que je m’en rende compte, bien sûr. Comme celle qui suit :

Le gros cliché de la personne dite "normale" du point de vue de la société est en fait composée de superpositions. Toutes les superpositions de toutes les visions individuelles de ce qu’est la personne lambda/référence pour chacun.
Et chacune est influencée par la culture, l’expérience, l’éducation, etc...
C’est pour cela que ça n’a aucun sens. C’est un mélange… d’inmélangeable.

Mais c’est important pour moi.

Évidemment, tout serait plus simple si je me disais tout bonnement : "Casse pas la tête !". Comme prévu.

Mais voilà, c’est ainsi, il y a des choses (nombreuses) pour lesquelles je ne peux pas le faire.

J’ai envoyé un message de détresse à la psy. Je vis très très mal ces derniers jours. C’est incompréhensible, mais c’est ainsi. J’espère que le fait de ne pas gérer 100% comme il faut ce combat ne signifie pas qu’il n’est pas terminé avec la fin de mes études mais reporté. J’espère vraiment que non.

J’ai eu droit à un arrêt maladie d’une semaine. Bénie soit-elle. Je me désagrège de plus en plus. Dans la rue et à l’école, on me regarde bizarrement. Je ne peux plus faire semblant de ne pas m’en rendre compte. C’est comme chez ces personnages dans les films où tu VOIS que y’a un truc louche qui leur arrive, un truc insidieux qui est en train de se développer et qui va péter et non mais franchement les gars on voit que ça vous le cherchez aussi.

Un film d’horreur.

Bref, j’ai eu un arrêt. Ils m’embêtent encore avec le mémoire, et c’est partiellement ma faute. Mais j’ai besoin de rester loin d’eux physiquement, c’est viscéral, je n’en peux plus.