Effeuille mes rêves

Un devenir morbide

Je déteste ces périodes où je me retrouve à ne parler que d’exams sur mon journal.

Je bosse depuis 9h ce matin, alternant entre révisions et pauses, et j’ai l’impression d’avoir le cerveau qui a été passé au rouleau-compresseur.

J’ai rien retenu.

J’espère que je ne suis pas en train de me planter complètrement… Je culpabilise d’avoir choisi ces études. Si j’avais choisi quelque chose de plus simple, si j’avais été moins orgueilleuse - ou plus réaliste quand j’ai fugué de l’école (si j’avais quitté l’école au lieu de redoubler) -, je n’en serais pas là aujourd’hui.

Je pourrais faire quelque chose de simple. Ma tête et ma vie ne seraient peut-être pas un tel gâchis, un tel supplice.

J’aurais peut-être pu guérir, même. Sans toute cette pression, toutes ces énergies négatives provenant de gens ou d’évènements qui me pourchassent.

Si jamais je rate, qu’est-ce que je deviendrais ?