Effeuille mes rêves

Un mois plus tard

Bieng. Ma belle, brave, immensément courageuse décision aura tenu… un mois !

J’avais prévu de partir six mois au début. Et puis tout à l’heure je suis descendue à un. Et puis finalement…

Je vais expliquer ce qu’il s’est passé. J’ai eu un problème avec un lecteur/internaute. Un gros problème. Qui m’a bien fichu la frousse. Peut-être que ça n’est pas fini, que je suis toujours lue par lui, mais tant pis. Je vais simplement expliquer ma vision des choses et puis on (il/vous) en fera ce que voudra.

Le truc, c’est que les illusions ça arrive à tout le monde. Même avec tous les efforts du monde, on n’y échappe pas, au moins de temps en temps. Et vouloir à tout prix qu’une illusion soit réelle, ça ne suffit pas à lui donner consistance. Et c’est dangereux.

Je parle comme s’il s’était passé quelque chose de grave, mais non en fait. Je m’en veux juste d’avoir été naïve et par cette naïveté d’avoir fait n’importe quoi.

Bon, cette personne m’a contactée, pour faire court, et j’ai voulu être sympa avec elle (lui), l’aider (parce que j’ai tendance à croire que je peux sauver/aider tout le monde et qu’il faut absolument que je le fasse et non ce n’est absolument pas une bonne chose parce que c’est pas vrai) et je lui ai offert mon amitié. Virtuellement, certes. En une phrase. Mais une phrase que - pour des raisons extérieures à ce monsieur et à moi-même - je n’ai pas pu assumer.

Ce n’est pas que ce gars était méchant le souci. C’est juste qu'on était pas sur la même onde. Du tout. Je sais que les différences nourrissent les échanges, mais là c’était autre chose. "Karmiquement", si on veut, ça ne passait pas. Ça arrive. Et ce n’est pas grave. Mais je ne pouvais pas continuer à discuter comme si de rien n’était, voilà tout. Dans ces cas-là, il ne faut pas forcer les choses.

Et mon erreur a été que je n’ai pas osé le dire une bonne fois pour toutes. Je reconnais que c’est de ma faute.

Mais j’en suis venu à ne plus supporter de savoir qu’il me lisait, à ne plus savoir comment le dire, et SURTOUT à ne plus supporter de savoir qu’il malinterprétait de moi beaucoup de choses. Que je disais voire que je ne disais pas. Il imaginait aussi beaucoup de trucs faux, et ça m’a fait du mal.

Parce que ça allait loin parfois. En gros : ça devenait franchement malsain. Même si ce n’était pas son intention, je crois.

Je pense aujourd’hui que tout le monde n’est pas fait pour être ami avec tout le monde.

"Ici et maintenant", en tout cas, ou bien dans cette incarnation/vie/Terre (pas de connotation spirituelle ou religieuse, j’essaie juste d’être la plus claire possible avec ce que je pense - et c’est pas facile). On a pas tous choisi le même chemin. Ce n’est pas une critiques, c’est juste comme ça que sont les choses.

J’ai donc choisi de ne pas continuer cette correspondance, mais mon choix n’a pas été respecté. Donc je ne me suis pas sentie respectée.

Même si j’avoue que c’est ma faute. J’aurais dû être franche, peut-être un peu plus brutale ; mais je ne voulais juste pas être méchante.

Donc voilà, par omission j’ai fait une connerie. Ce n’est pas très sympa et je m’en veux. Mais ça arrive dans la vie.

Ça doit devenir une leçon. Je dois ENCORE MOINS juger les gens autour de moi. J’essaie vraiment de me reprendre à chaque fois que ça arrive, parce que c’est humain, mais voilà cette histoire me rappellera ça. Même si je fais de mon mieux, je fais des conneries aussi, et je dois pardonner celles des autres.

J’ai honte mais ce qui est fait est fait. J’ai mis en gras tout ce que j’aurais dû lui dire, au cas où il repasserait par là un jour. J’espère qu’il ne m’en voudra pas trop.

Mais je vais pas écrire beaucoup non plus en ce moment, parce que j’ai juste pas le temps. Il se passe des trucs de ouf en ce moment professionnellement/scolairement parlant… Des trucs TRÈS chiants. Des mauvaises nouvelles qui pleuvent tous les jours. Du temps, de l’énergie, qui se font écraser comme… euh comme des chips !

Y’a des trucs drôles aussi qui se passent. Des hauts et des bas quoi, normal.

Par contre, j’ai des jours très noirs encore. J’ai cru - naïvement encore - que j’étais guérie-guérie GUÉRIE. Bah non. Mais c’est pas grave, ça part pas en un claquement de doigts.
Ça fait vraiment mal, quand c’est là, c’est de la souffrance brutale et pure et irréductible. Mais ça fait partie de la chose. Mais ça partira. Parce que je fais ce qu’il faut.

Je suis un peu stressée de reposter. Ça m’a fait réfléchir à ce que je fais ici. Pourquoi je dis autant de choses sur moi - même si je code et camoufle plein de détails, j’suispasfollenonplus - là où n’importe qui peut le lire ? Peut l’utiliser contre moi ?
Et puis paradoxalement ça a été dur de m’éloigner. Ça m’a dégoûtée de pas retrouver les gens que j’ai rencontré ici librement, de ne pas retrouver l’ambiance…

Bon, on verra ce que ça donne. Je ne sais pas si c’est un vrai retour dans le sens où le Phénomène Chips me bouffe tout mon temps, mon attention, mon énergie, et que donc je ne peux plus lire tout le monde (et ça m’énerve parce que je sais que y’a des gens qui vont pas super bien et que j’aurais voulu au moins leur laisser un mot sympa) et donc être vraiment présente. On verra.