Effeuille mes rêves

Un titre un titre un titre

Bon ben ça y est je suis rentrée !

"Et je me sens tellement différente. Épanouie, plus mature, plus ouverte d’esprit. Franchement ça m’a fait du bien et vidé la tête."

Pffffff, tu parles !

Le voyage s’est bien passé, vraiment. Je suis contente d’avoir osé, d’être partie même si en fait ça n’aura duré que même pas quarante-huit heures.
Donc bon difficile de dire que ça a changé ma vie.
Mais je ne suis pas partie dans le même état d’esprit que les autres fois, de toute façon. Avant j’y allais en mode excessivement enthousiaste, à me répéter "tu vas voir ça va être GÉNIAL tout va être bouleversé après ce voyage : tu vas rencontrer une personne clé dans le train, il va t’arriver des trucs de ouf tellement dingues que tu vas devoir écrire une biographie en rentrant" etc etc. On appelle ça un état de "manie" en psychiatrie (j’ai décidé de lire de mon côté des livres de psychiatrie, de ne plus rejeter le mot "schizophrénie" voire simplement "dépression" mais d’affronter la chose avec de meilleures armes : ma conscience et mes neurones).

Forcément, en pensant comme ça, je culpabilisais en rentrant. Là non. J’y suis allée par étapes, comme quand je suis en crise. "Alors là faut prendre le train ; ok commence par regarder le numéro du train. Juste tu regardes le numéro, pour t’informer". "Bon, quitte à être là, trouve la voie / le compartiment". "Assieds-toi. Ton sac contre toi parce que c’est plus agréable mentalement. Réfléchis à ce que tu es en train de faire MAINTENANT (et pas à ce qui va se passer quand tu seras arrivée)".
Au final, ça s’est bien passé. Pas d’attentes déçues. Pas de voix harcelantes / insultantes dans ma tête. Je me suis focalisée sur le fait d’être ailleurs que le lieu où a commencé (il y a plusieurs mois désormais) ma rechute. Uniquement sur cette sensation. Et c’est bien passé.

Et je suis rentrée avec des cris de joie ; la campaaaaaaaaagne, enfin !

Bon non, je ne vis pas en campagne vraie. Je vis dans une ville, mais une ville modeste. Pas une grande ville quoi. Mais ce sera le cas à la rentrée, et ohhhhhh que je n’ai pas hâte d’être à ce moment. C’est trop oppressant les grosses villes.
Mais j’ai hâte de ne plus jamais entendre mes voisins psychopathes !

Bref, je garde des anecdotes sympas sur ces deux derniers jours, mais je ne sais pas si je vais les raconter ici. Rien de transcendant, mais j’ai vraiment apprécié parce que ça m’a aidée à relâcher la pression des dernières crises. Je vois les docteurs en fin de semaine, j’en ai vraiment besoin, mais en attendant ça devrait aller bien pour moi.